Trump prêt à faire la guerre pour s'approprier le pétrole vénézuélien !
Image extraite d'une vidéo du compte X de Kristin Noem, ministre de la Sécurité intérieure. Accusé de « transporter du pétrole sous sanctions américaines », le bateau arraisonné, le Centuries, sous pavillon panaméen, n’apparaît toutefois pas sur la liste des personnes morales ou physiques soumises à des sanctions par le Trésor américain examinée par l’AFP. © Handout / US Secretary of Homeland Security Kristi Noem's X account / AFP
Les États-Unis ont arrêté un deuxième pétrolier ce week-end tandis que Donald Trump n’exclut pas une guerre directe.
Comme un engrenage inexorable. Quelques jours après l’annonce d’un « blocus total » contre des pétroliers soumis à des sanctions en provenance ou à destination du Venezuela, les États-Unis ont saisi un deuxième bateau, samedi 20 décembre à l’aube. « Les États-Unis continueront de traquer le flux illégal de pétrole sous sanction qui sert à financer le narco-terrorisme dans la région », s’est justifiée Kristi Noem, ministre de la Sécurité intérieure.
Accusé de « transporter du pétrole sous sanctions américaines », le bateau arraisonné, le Centuries, sous pavillon panaméen, n’apparaît toutefois pas sur la liste des personnes morales ou physiques soumises à des sanctions par le Trésor américain examinée par l’AFP.
Donald Trump évoque ouvertement l’idée d’un conflit armé contre Caracas
« Le Venezuela dénonce et rejette catégoriquement le vol et l’enlèvement d’un nouveau navire privé transportant du pétrole vénézuélien, ainsi que la disparition forcée de son équipage, actes commis par des militaires des États-Unis », a réagi le gouvernement vénézuélien.
Washington a lancé il y a plusieurs mois une lutte contre Caracas sous couvert de guerre contre la drogue, alors que le fentanyl, la substance qui fait des ravages aux États-Unis, provient principalement de la Chine et du Mexique.
Le Venezuela possède en revanche la première ressource pétrolière du monde (19 % du total mondial, juste devant l’Arabie saoudite avec 18 %). C'est d'abord cela qui intéresse l'impérialisme américain et Trump ! Stimulé par la figure de l’extrême droite vénézuélienne, Maria Corina Machado, Donald Trump ne fait d’ailleurs plus mystère de son intention de « reprendre » le pétrole supposément volé par le Venezuela.
Il a même déclaré vendredi 19 décembre qu’il n’excluait pas une guerre avec le pays présidé par Nicolas Maduro. Le Brésil et le Mexique, tous deux dirigés par des présidents de gauche (Lula et Claudia Sheinbaum) se sont dits disposés à servir de médiateur en faveur d’une « solution pacifique » pour « éviter un conflit armé en Amérique latine ».
Sources : l'Humanité Article de Christophe Deroubaix
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