En Iran, un mouvement inédit qui se cherche un avenir malgré la répression sanglante !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

 

Les manifestations qui ont débuté le 28 décembre ne faiblissent pas. Les Iraniens dénoncent la faillite économique autant que politique. Le pouvoir cherche à éteindre la contestation par la répression. Les prochains jours seront déterminants pour le pays.

 

Deux semaines après les premières manifestations dans le bazar de Téhéran visant à protester contre l’état de l’économie, la chute de la devise nationale face au dollar et le taux d’inflation, qui a atteint les 40 % tout comme le seuil de pauvreté, la contestation en Iran a pris une nouvelle dimension. Elle s’étend maintenant à l’ensemble de la population et touche tout le pays.

 

Preuve aussi que la question posée dans la rue a changé de nature : le pouvoir qui, les premiers jours, se voulait conciliant a choisi maintenant en lieu et place d’une réponse positive aux revendications populaires : la coercition sanglante.

 

« J’ai demandé au ministre de l’Intérieur d’écouter les revendications légitimes des manifestants en dialoguant avec leurs représentants afin que le gouvernement puisse agir de toutes ses forces pour résoudre les problèmes et agir de manière responsable », affirmait le président iranien, Massoud Pezeshkian, le 30 décembre. Quelques jours plus tard, la machine répressive, déjà lancée, se mettait à tourner à plein régime.

 

Le Parti Communiste Français a fait la déclaration suivante :

 

"Le Parti communiste français réaffirme sa totale solidarité avec le peuple iranien qui se soulève contre la dictature islamiste. Mobilisant le monde du travail, les femmes, les commerçants, les étudiants, et s’étendant à l’intégralité du pays, ce soulèvement est inédit par sa détermination et l’ampleur des forces engagées dans la mobilisation. Après le grand mouvement « Femmes-vie-liberté », c’est la grande majorité de la nation iranienne qui aspire à se débarrasser d’un régime corrompu et oppressif.

 

Le régime théocratique, contesté depuis plusieurs années par les mouvements sociaux et pour les droits des femmes, répond par une répression sauvage : plusieurs centaines de victimes et plusieurs milliers d’arrestations, alors que tous les moyens de communications ont été interrompus.

 

Après avoir subi la longue tyrannie autocratique de la monarchie Pahlavi, le peuple iranien a dû vivre 47 ans sous la tutelle d’un pouvoir islamiste totalitaire. Il est temps qu’il retrouve la liberté et la démocratie. La voie de sa libération résultera de l’action populaire et de sa pleine souveraineté une fois qu’il aura fait tomber la dictature. Sans ingérence extérieure et sans manipulation des États-Unis et des réseaux monarchistes réactionnaires qui ne représentent nullement les aspirations populaires.

 

Le PCF appuie les efforts des forces qui, en Iran travaillent à la coopération des forces sociales et patriotiques éprises de liberté. Il se tient notamment aux côtés du Parti Toudeh, qui a payé un lourd tribut dans sa résistance courageuse à l’oppression fondamentaliste. Il soutient les efforts pour une grève générale nationale, qui peut demain rendre au peuple d’Iran sa capacité de décider librement et souverainement de l’avenir du pays.

 

Il appelle, en France, toutes les forces progressistes à se mobiliser d’urgence et à prendre partout des initiatives pour arrêter la répression de la dictature islamiste et soutenir le soulèvement courageux de tout un peuple."

 

Paris, le 13 janvier 2026

 

Publié dans Asie, Moyen Orient

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