Intervention de Jean Marc Durand au CN du PCF du 10 janvier

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Intervention de Jean Marc Durand au CN du PCF du 10 janvier

 

Le 40ème congrès est lancé. Certes ses conditions de préparation ne sont pas optimales avec un premier trimestre accaparé par les élections municipales. Cela dit c’est décidé, il aura lieu aux dates prévus.

 

Tenir un congrès c’est bien normalement pour la démocratie interne mais ce qui est encore mieux, c’est de savoir à quoi sert un congrès ? C’est la question majeure qui doit préoccuper tout le parti. Ce si c’’est pour disserter sur le sexe des anges, voire même produire des textes forts sur des questions importantes, mais sans traduction ensuite dans la vie politique du parti, cela ne sert pas à grand-chose. C’est même beaucoup d’énergie, de temps et d’argent gaspillés !

 

C’est pourtant une impression qui ressort malheureusement aujourd’hui !

 

Qu’ont en effet permis de transposer dans les actes politiques quotidien du parti les 7 années passées depuis le 38ème congrès ? Quelles orientations, quels choix fondamentaux portés par les textes des 38ème et 39ème congrès ont véritablement été traduits dans notre pratique collective ?

 

Pourtant nombre d’analyses, de propositions, d’orientations adoptées à 80% par ces deux congrès, demeurent d’une indéniable actualité même si elles doivent intégrer la situation nouvelle que crée l’aggravation de la crise du capitalisme. Mais le fond de ce qu’elles signifiaient de besoin de transformation demeure, que ce soit :

  • Sur l’emploi

  • Sur l’argent

  • Sur les pouvoirs et la démocratie

  • Sur l’Europe

  • Sur l’anthroponomie

 

Toutes question dont notre reconnaissance dans le pays dépend. Nous avons un regagné un capital sympathie mais il ne se traduit pas par un repérage un ancrage idéologique parmi notre peuple. Cela tient pour une large part à notre frilosité, à la prévention que nous semblons avoir à nous battre sur et pour nos idées et à lier ce combat à la lutte concrète de terrain.

 

Les 38ème et 39ème congrès posaient deux enjeux principaux :

  • Nous « désocial-démocratiser »

  • Nous désétatiser

 

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il nous reste du chemin à parcourir pour y parvenir et qu’on ne peut pas dire que ces dernières années ont véritablement marqué un tournant en la matière.

 

Cependant, la grave crise en cours, le danger de guerre, la montée de l’extrême-droite partout, posent comme jamais l’exigence pour le PCF d’être le parti révolutionnaire de notre temps, à l’initiative sur la bataille des idées comme dans les luttes, et pour un rassemblement à gauche renouvelé dans sa forme et son contenu.

 

Les idées de transformation radicale dont nous sommes porteurs constituent un des clés essentielles pour déverrouiller la société.

 

C’est ce dont le 40ème congrès doit être porteur avec force et qui pour être opérationnel doit s’accompagner d’une transformation profonde de nos modes de fonctionnement et de nos pratiques démocratiques. De notre capacité à nous révolutionner en interne dépendent nos possibilités de révolutionner la société.

 

Publié dans PCF, 40 ème congrès

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