Les abattoirs sous appropriation sociale et publique, chiche à gauche ? Par Michel Katcha

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Les abattoirs sous appropriation sociale et publique, chiche à gauche ? Par Michel Katcha
 
 
ll faut continuer d’exiger avec les agriculteurs, les consommateurs, la construction d’un service public de la traçabilité et du contrôle de la qualité pour tous les produits agricoles en imposant l’obligation de la mention d’origine des produits alimentaires pour tous les produits bruts ou transformés, qu’ils soient importés ou produits sur le sol européen.
 
 
Cela dit comme pour le pôle public du médicament et de la vaccination avec l’exigence de deux laboratoires pharmaceutiques publics à minima comme socle. Je renouvelle la proposition que j’avais faite il y plusieurs années car le capitalisme est très ingénieux et assez riche pour contourner les législations en vigueur.
 
 
Quel que soit le gouvernement en place, le Mercosur et d’autres mesures de mise en concurrence libre et non faussée sans limite se mettent en place de gré ou de force contre les peuples. La seule façon de se protéger immédiatement et de dépasser ce capitalisme à terme c’est de développer et de sauvegarder nos services publics et la sécurité sociale.
 
 
Je persiste, plus que jamais l’approbation sociale et publique des abattoirs est fondamentale. Ce n’est pas seulement une question de souveraineté, mais surtout de sécurité sanitaire, d’emploi, de formation, de prévention des maladies professionnelles par exemple les troubles musculo squelettiques pour les femmes et les hommes salariés qui se retrouvent en invalidité à 45 ans. Il s’agit aussi de respecter les animaux, que l’on soit végétarien ou omnivore.
 
 
Mettre les abattoirs sous monopole public avec des nouveaux droits d’intervention pour les salariés et les usagers, c’est éviter les fraudes organisées par les filières financières de viande.
 
 
La tentation est grande pour le capitalisme agricole mondialisé de racheter les abattoirs pour contourner les législations nationales et européennes en vigueur. Comment peut-on retrouver et suivre la traçabilité, la provenance avec la meilleure volonté du monde, si les filières internationales possèdent aussi des structures d’abattages privés ?!
 
 
La lutte contre l’exploitation est aussi un sport de combat. Les services publics, les biens communs sont des armes non violentes mais terriblement efficaces si ils appartiennent réellement aux citoyens.
 
 
Michel Katchadourian Article publié sur sa page facebook

Publié dans santé, Services Publics

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article