Une première grève historique à l'usine Soprema de Saint-Julien-du-Sault (Yonne)

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Une première grève historique à l'usine Soprema de Saint-Julien-du-Sault (Yonne)

 

Plusieurs dizaines de salariés sont en grève depuis ce jeudi 22 janvier, à l'usine Soprema de Saint-Julien-du-Sault. Il s'agit de la première depuis la création du site.

 

Devant l'entrée de la Soprema, à Saint-Julien-du-Sault, les chauffeurs routiers patientent, ce jeudi 22 janvier, allant jusqu'à créer un mini-bouchon. Pour cause, depuis 4 heures, les salariés de l'entreprise spécialisée dans l’isolation et l’étanchéité sont en grève.

 

« Les revendications portent sur les faibles augmentations de cette année, les primes réduites très fortement et les conditions de travail. Notamment la pression excessive mise sur les salariés, l’augmentation de la cadence, le manque d’effectifs et de formation du personnel », indique Christian Marquand, le délégué CGT, et salarié depuis 23 ans. Et de poursuivre : « Il va y avoir des roulements de 30 à 40 grévistes différents sur la journée puisqu’on fonctionne en 3/8 et que certains sont partis se reposer. Mais toutes les lignes de production sont à l’arrêt. Seule la partie R & D, présente dans les bureaux, travaille. »

 

« C'est la première fois qu'il y a une grève »

 

Ce site de Soprema est installé depuis 1980 dans le Jovinien. Il emploie plus de 150 personnes. C'est un mouvement historique. « C'est la première fois qu'il y a une grève ici. Ça fait quelques années, que beaucoup de choses ont changé, précise Christian Marquand. Il y a eu des bonnes choses de fait, mais les conditions de travail se sont aussi nettement dégradées. »

 

Les négociations avec la direction sont tout de même en cours. « Il y a eu des premiers échanges. On est dans l’attente d’une réponse. Dans le cas où on obtient pas ce qu’on veut, il y aura une poursuite de la grève », annonce le délégue syndical CGT.

 

« Ils ont souhaité que l'on suspende le mouvement en attendant de négocier, mais on a refusé, ajoute Didier Neguadi, secrétaire général adjoint de l'union locale Migennes-Joigny, de la CGT. Un cadre important va venir du siège social de Strasbourg, cet après-midi. » 

 

Selon lui, le ras-le-bol est devenu « général » avec le temps. « Beaucoup d'employés ont changé d'état d'esprit ces dernières années. Ils étaient hésitants pour faire grève, il y a peu et ils ont fini par être avec nous. Des chefs d'équipes aux intérimaires, tout le monde dénonce et constate ces dégradations. »

 

En parallèle, les salariés grévistes « filtrent » les camions à l'entrée de la zone A. « On ne les bloque pas, mais on les fait patienter et rentrer toutes les 30 minutes environ. On ralentit le rythme. Il y a une autre équipe qui fait pareil au niveau du parc (B) de stockage, explique l'un d'eux. Chaque jour, ils sont entre 80 et 120 à venir charger. »

 

Sources : CGT

 

A suivre 

Publié dans Luttes sociales

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