Contrairement à V. Sarselli et JM Aulas, les communistes soutiennent pleinement la création de l'Institut Ecocitoyen pour lutter contre les pollutions dont les PFAS !
Lyon Mag vient de rendre public le refus de Madame Sarselli et de J-M. Aulas (têtes des listes de droite -LR - aux élections métropolitaines et municipales de 2026) que la gauche majoritaire à la Métropole de Lyon apporte 150 000 € à l'Institut Eco-citoyen, destiné à amplifier la recherche pour lutter contre les pollutions industrielles et l'air. C'est incompréhensible et ubuesque d'autant que se multiplient les raisons de lutter contre les PFAS qui mettent en danger l'environnement et la santé des habitants de la Métropole et au-delà.
Depuis 2022 et la révélation de la pollution aux PFAS issue des entreprises chimiques Arkema et Daikin de la plate forme industrielle de Pierre-Bénite, les associations comme Bien Vivre à Pierre-Bénite, le CAPIPSOL, Pfas Contre Terre ou Notre Affaire à Tous se sont démenées avec les citoyens et la coopération active de l'expérimenté Institut écocitoyen de Fos-sur-mer, pour mettre en place dans le Rhône un Institut Eco-citoyen.
Seuls les partis politiques de Gauche et les écologistes ont soutenu cet objectif jusqu'à l'implication concrète de la Métropole de Lyon qui anima les débats et engagea la création en fin d'année 2025 de l'Institut.
Structure de recherche autonome, prévue pour apporter des connaissances sur des enjeux majeurs de notre territoire que sont la pollution aux PFAS et la pollution de l'air, la gouvernance de l'Institut Eco-citoyen, telle que définie dans ses statuts, s'organise autour de plusieurs collèges (associations, travailleurs, collectivités locales, chercheurs, organismes experts, acteurs de la santé et acteurs économiques) et d'un conseil scientifique de chercheurs ancrés localement et reconnus au plan national ou international.
Rien d'anormal que 4 mois après sa création le 16 octobre dernier, la Métropole cohérente dans sa démarche, lui accorde une subvention de fonctionnement de 150 000 euros. Une somme dédiée à la mise en fonction de l'Institut et pour son programme d'actions sur la période 2026-2027.
Selon Lyon Mag cette décision de la majorité de gauche de la Métropole s'est attirée les foudres de Grand Coeur lyonnais dont Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas. Les deux candidats ont manifesté leur désaccord et opposition à cette subvention en dénonçant "des missions encore très floues : coordonner les connaissances scientifiques sur les polluants, notamment les PFAS" pour cet Institut, avec une gouvernance "pas clairement définie". Grand Coeur lyonnais fait part de son incompréhension sur le financement de cet institut alors que la Maison de l'Environnement est subventionnée à hauteur de 318 000 euros, ainsi qu'un budget 2026 qui prévoit "1,4 million d'euros pour les actions de prévention des risques majeurs".
Suite à la publication de l'article de Lyon Mag, la Métropole de Lyon a pointé du doigt les "nombreux amalgames" de Grand Coeur lyonnais, diffusés dans l'article . Elle écrit :
"L’Institut écocitoyen du territoire lyonnais a pour vocation de mieux comprendre, prévenir et réduire les impacts environnementaux, sociaux et sanitaires, en associant citoyens, chercheurs et acteurs publics et économiques. Son objectif est notamment de produire, de mutualiser et de diffuser des connaissances scientifiques sur les polluants, les contaminations qu’ils génèrent, ainsi que leurs impacts sur la santé humaine, animale et les écosystèmes.
Les statuts de l’association Institut écocitoyen du territoire lyonnais ont été validés par la Préfecture et publiés au Journal officiel de la République française. L’Institut écocitoyen s’appuiera sur une gouvernance partagée, représentative des acteurs du territoire. Les membres pourront s’inscrire dans l’un des six collèges du conseil d’administration. Toutes les communes du territoire ont d’ailleurs été invitées à siéger au sein du collège « collectivités ». Cet Institut s’appuie sur des savoir-faire et des fonctionnements existants qui ont déjà fait leurs preuves, comme à Fos-sur-Mer ou dans la Vallée de l’Arve. Sa création a notamment été accompagnée par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions de Fos-sur-Mer.
La subvention pour le démarrage de l’Institut écocitoyen (150 000 euros) ne s’ajoute pas aux 1,4M€ votés au budget 2026 : elle en fait déjà partie. Cette ligne budgétaire est d’ailleurs bien plus globale que des actions de prévention des risques majeurs. Elle intègre également des interventions en matière d’amélioration de la qualité de l’air, d’environnement sonore et la mise en œuvre d’actions visant à réduire les émissions de PFAS. Lors de la Commission permanente qui s’est tenue ce lundi 16 février, aucune demande d’intervention n’a été demandée par le groupe Grand Cœur Lyonnais sur la délibération qui concernait la subvention accordée à l’Institut écocitoyen.
Un amalgame est également fait avec la subvention accordée ce jour à la Maison de l’environnement (318 000 euros). Cette structure a été créée en 1994 par plusieurs membres fondateurs dont la Communauté urbaine de Lyon qui lui accorde une subvention chaque année. Il s’agit d’une subvention annuelle à une association qui mène des actions de sensibilisation à l’environnement auprès du grand public. Ses actions n’ont pas nécessairement de lien avec les PFAS. Chaque année, cette structure rend d’ailleurs des comptes sur l’utilisation faite de cette subvention. Elle a d’ailleurs diminué de 15% depuis l’arrivée de l’exécutif actuel."
Cette réponse très claire et argumentée de la Métropole est suffisante pour éclairer sur les incompétences de Madame Sarselli dans les domaines de la Métropole et des pollutions industrielles. A moins que leur prise de position soit guidée par leur volonté de porter dans la métropole, la politique d'austérité du pouvoir macroniste adoptée à l'Assemblée avec le budget 2026 et qui prévoit une réduction de 7 milliards de dotations aux collectivités auxquelles il est demandé encore de se serrer la ceinture ! Peu importe si la santé, la sécurité et l'environnement sont mises en cause.
Madame Sarselli et Monsieur Aulas auraient été beaucoup mieux inspirés de dénoncer les 211 milliards versé chaque année aux grandes entreprises sans conditions !
Mais quand celui "qui donne" est du même libéralisme que celui "qui reçoit", il vaut mieux se taire et prendre comme bouc-émissaire la santé et la sécurité des citoyens, et ceux qui la défendent plutôt qu'à ceux qui accumulent des fortunes gigantesques avec souvent l'aide de l'Etat, et qui ne rendent aucun compte sur l'usage nocif qu'ils en font.
/image%2F1385629%2F20260217%2Fob_91ceec_722x460-pierre-benite-couloir-chimie-z.jpg)