Défilé de l'extrême droite fasciste à Lyon ! Honte à la France !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Défilé de l'extrême droite fasciste à Lyon ! Honte à la France !
Défilé de l'extrême droite fasciste à Lyon ! Honte à la France !

 

La « défilé » à Lyon, avec environ 1500 militants d'Extrême droite avec la participation de policiers le casque sous le bras et renforcée par des fascistes venus de pays limitrophes à la France, n'a pas eu le succès escompté malgré une mobilisation sans pareille des médias !

 

En 72 heures, les explications des forces démocratiques du pays, à l'exception du gouvernement macroniste, de la droite et du RN qui soutenaient cette manifestation, l'opinion s'est en partie retournée. S'il n'est pas acceptable et injustifiable de mourir pour des idées, il n'est pas plus acceptable et justifiable d'instrumentaliser la mort d'un jeune homme et le deuil de sa famille pour contribuer à la tentative de démonstration de force de l'Extrême droite fasciste et raciste, dans la rue !

 

D'autant que ce défilé a rassemblé ce qui se fait de pire dans l’extrême droite royaliste, néonazie, identitaire. Croix gammée, salut nazi, tags sur les façades, insultes racistes, slogans antisémites et homophobes, certains armés et d'autres masqués, sont les traces nauséabondes de ce défilé du 21 février 2026, dans Lyon, capitale de la Résistance au fasciste hitlérien et jour anniversaire de l'assassinat de Missak Manouchian et de ses camarades de l'Affiche rouge au Mont Valérien. Quelle honte pour la France, pour le gouvernement et la Préfecture du Rhône qui l'ont autorisé malgré des dizaines de signatures demandant son interdiction.

 

Ce non succès de l'Extrême droite fasciste n'est surtout pas à banaliser. C'était une première ou un coup d'essai, cela signifie qu'elle peut être suivie d'autres dans les jours, semaines ou mois à venir à un point de menacer la démocratie car la violence est la raison d'être de ces individus pour faire taire la critique et la contestation !

 

Ne pas banaliser et élever la résistance au tentative de l'Extrême droite d'imposer par la violence et le meurtre, son hégémonie dans la rue pour faire obstacle à tout ce qui peut remettre en cause le capitalisme et ses crises et ouvrir une perspective de transformation sociale mettant en cause le pouvoir de l'argent. On a pu voir en première ligne du défilé : Yvan Benedetti, ancien président de de L'Œuvre française, mouvement pétainiste, Alexandre Gabriac, fondateur des Jeunesses nationalistes, mouvement néonazi ou Marc de Cacqueray-Valménier, néonazi, condamné à de la prison ferme pour avoir tabassé des militants de SOS racisme, Alice Cordier la présidente de Némésis, Eliot Bertin, chef du groupe néonazi Lyon Populaire jusqu’à sa dissolution en 2025, qui est interdit de paraître à Lyon pour son rôle dans la violente attaque d’une conférence sur la Palestine dans le vieux Lyon ou encore Aliette Espieux organisatrice du défilé.

 

Cette manifestation n’aurait jamais dû se tenir ! Parce qu'elle est un danger pour la République, pour la paix civile et pour la démocratie, elle n'aurait jamais dû être autorisée. Le gouvernement comme le Président de la République portent une lourde responsabilité à laquelle ils ne peuvent échapper !

 

La famille de Federico Aramburu, est en colère contre le soutien à Quentin Deranque.  L'ancien rugbyman argentin a été tué par balles le 19 mars 2022 par deux militants d'ultradroite du Groupe union défense (GUD) sur le boulevard Saint-Germain à Paris, le 19 février 2022. Son avocat dénonce, le 2 poids, 2 mesures, entre les hommages à Quentin Deranque et le silence du gouvernement à l’époque du meurtre de Federico Aramburu.

 

"Le déballage actuel est à vomir. Ce bruit assourdissant, en comparaison du silence politique d’il y a quatre ans, est une monstruosité violemment assénée aux amis et à la famille de Federico Aramburu, ainsi qu’à toutes les victimes, avant et après lui". "Par cette absence de retenue, cette récupération et cette martyrisation des extrêmes —qui ne sont que haines de l’autre—, la politique actuelle se montre indigne des sacrifices de tous les inconnus qui ont œuvré pour faire de la France un État de droit et une démocratie".


La mère du rugbyman avait interpellé le ministre de l’Intérieur pour condamner le silence du gouvernement de l'époque après le drame. "Je voudrais rappeler que quand le crime de notre fils, Federico, a eu lieu, c’était une période électorale. Il n’y a pas eu de condamnation du gouvernement. Personne ne s’est manifesté. Nous avons appris que les auteurs étaient des personnes très dangereuses, qu’ils ne pouvaient pas être ensemble, qu’ils étaient armés, et qu’ils avaient un arsenal chez eux et armes à la ceinture. Il y a clairement eu des manquements dans toutes les procédures. Le silence officiel a été terrible."

 

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V
À Lyon, l’extrême droite veut imposer la peur : ne la laissons pas occuper la rue<br /> <br /> Le 21 février 2026, 1 500 militants d’ultradroite ont défilé dans les rues de Lyon.<br /> <br /> Ils ont choisi Lyon. Ils ont choisi le 21 février.<br /> <br /> Lyon, capitale de la Résistance.<br /> Le 21 février, date de l’exécution de Missak Manouchian et de ses camarades au Mont Valérien.<br /> <br /> Ce choix n’est pas un hasard. C’est un message.<br /> Un message de provocation. Un message d’appropriation symbolique. Un message de défi lancé à l’histoire et à la mémoire.<br /> <br /> Ce rassemblement a réuni des figures connues de l’ultradroite radicale : Yvan Benedetti, ancien dirigeant de L’Œuvre française, Alexandre Gabriac, Marc de Cacqueray-Valménier et d’autres militants issus de mouvances identitaires et néonazies.<br /> <br /> Croix gammées, saluts nazis, slogans racistes et homophobes : ce ne sont pas des « débordements ». Ce sont des marqueurs idéologiques. L’extrême droite radicale ne se cache plus. Elle revendique. Elle teste les limites. Elle cherche à normaliser l’inacceptable.<br /> <br /> Ce qu’elle vise n’est pas seulement l’émotion du moment.<br /> Elle vise l’espace public.<br /> Elle vise le rapport de force.<br /> Elle vise la banalisation.<br /> <br /> L’instrumentalisation des morts une stratégie politique<br /> <br /> La mort d’un jeune homme a été utilisée comme levier de mobilisation. Toute disparition est un drame. Mais transformer un deuil en démonstration identitaire est une faute morale et politique.<br /> <br /> La colère est d’autant plus forte que l’histoire récente rappelle un autre drame l’assassinat de Federico Martín Aramburú en 2022 à Paris, dans une affaire impliquant des membres liés au Groupe Union Défense.<br /> <br /> À l’époque, la famille dénonçait le silence politique.<br /> Aujourd’hui, certains discours institutionnels se montrent d’une tout autre intensité.<br /> <br /> Ce contraste nourrit un sentiment d’injustice. Et quand la République donne le sentiment d’être à géométrie variable, elle fragilise elle-même son autorité morale.<br /> <br /> L’État ne peut pas être naïf.<br /> <br /> Oui, la liberté de manifester est un principe fondamental. Mais la République n’est pas tenue à l’aveuglement.<br /> <br /> Autoriser un rassemblement de groupes dont l’histoire est jalonnée de provocations, de violences et de condamnations, c’est envoyer un signal. Ce signal peut être interprété comme une tolérance. Et la tolérance envers ceux qui combattent les principes démocratiques n’est pas de la neutralité : c’est une erreur politique.<br /> <br /> L’extrême droite radicale ne cherche pas le débat.<br /> Elle cherche l’intimidation.<br /> Elle cherche la conquête symbolique de la rue.<br /> Elle cherche à installer un climat.<br /> <br /> Et l’histoire européenne nous l’enseigne la banalisation précède toujours l’implantation durable.<br /> <br /> Ne pas minimiser, ne pas s’habituer. Certains diront 1 500 personnes, ce n’est rien.<br /> <br /> C’est faux.<br /> <br /> Ce type de mobilisation n’a pas besoin d’être majoritaire pour être dangereux. Il suffit qu’il instille la peur, qu’il donne le sentiment que la rue peut être confisquée, que la violence idéologique peut devenir un spectacle régulier.<br /> <br /> La démocratie ne s’effondre pas en un jour. Elle s’érode quand on s’habitue.<br /> <br /> La réponse ne peut pas être seulement morale. Elle doit être organisée, collective, déterminée.<br /> <br /> Exiger l’application stricte de la loi contre les discours et symboles de haine.<br /> <br /> Refuser toute complaisance médiatique qui transforme les provocations en tribunes.<br /> <br /> Réaffirmer la mémoire historique, notamment celle de la Résistance lyonnaise.<br /> <br /> Mobiliser le monde associatif, syndical, citoyen pour défendre l’espace public.<br /> <br /> L’extrême droite veut faire de la rue un terrain d’intimidation. Faisons-en un espace de solidarité.<br /> <br /> L’histoire nous regarde<br /> <br /> Lyon n’est pas une ville neutre. Elle porte la mémoire de celles et ceux qui ont combattu le fascisme au prix de leur vie.<br /> <br /> Le 21 février n’est pas une date neutre.<br /> Elle rappelle que des hommes et des femmes ont été exécutés pour avoir résisté.<br /> Face à cela, la République ne peut pas être tiède. Elle ne peut pas être silencieuse.<br /> <br /> Ce qui s’est passé le 21 février 2026 n’est pas un simple fait divers militant. C’est un signal politique.<br /> <br /> À nous de décider s’il restera un épisode isolé ou le début d’une accoutumance dangereuse.<br /> <br /> La démocratie ne se défend pas seule.<br /> Elle se défend par la vigilance, par l’engagement, par le refus clair et net de toute banalisation du fascisme.<br /> <br /> Augustin VINALS militant Syndicaliste dans la métallurgie et communiste à St Etienne
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