Sidérurgie : communiqué du C.E.Européen d'ArcelorMittal qui veut supprimer 5600 emplois en Europe
ArcelorMittal : une nouvelle attaque inacceptable contre l’emploi en Europe !
Lors du Conseil d’entreprise européen extraordinaire du 29 janvier, la direction européenne d’ArcelorMittal a annoncé le lancement d’une nouvelle phase d’analyse visant la délocalisation massive des fonctions support dans l’ensemble des entités européennes du groupe.
Ce projet concerne près de 5 600 emplois répartis dans 20 pays, alors même qu’un plan de délocalisation précédent est toujours en cours. Cette décision constitue une nouvelle attaque frontale contre les travailleurs européens, sans bilan, sans évaluation et sans considération pour les conséquences humaines, sociales et industrielles.
Un impact bien au-delà des emplois directs !
Chaque emploi supprimé chez ArcelorMittal entraîne des pertes d’emplois indirects, en particulier dans la sous-traitance, fortement mobilisée sur les fonctions support. Cela concerne notamment :
• Le personnel informatique (maintenance des systèmes, cybersécurité, support
applicatif, infrastructures),
• Les prestataires en ingénierie, services, logistique, consultance et maintenance.
Derrière chaque poste supprimé, ce sont plusieurs emplois externes qui disparaissent,
fragilisant les écosystèmes industriels locaux et régionaux, déjà durement touchés par
les restructurations successives.
Un non-sens industriel et stratégique ! Cette politique affaiblit :
• La continuité opérationnelle,
• La sécurité des systèmes et des données,
• La qualité du support aux sites industriels,
• La réactivité face aux incidents, dont la répétition récente interroge déjà
lourdement la stratégie du groupe.
• Délocaliser massivement les fonctions support, c’est déconnecter les décisions
et les compétences des réalités du terrain.
Une contradiction flagrante avec les soutiens européens.
Cette nouvelle offensive sociale est d’autant plus inacceptable qu’ArcelorMittal :
• Bénéficie d’aides publiques européennes et nationales,
• Profite des mesures européennes de protection du marché de l’acier (CBAM,
défense commerciale),
• S’inscrit dans un secteur que l’UE considère comme stratégique pour la
souveraineté industrielle et la transition énergétique.
L’Europe protège le marché, ArcelorMittal supprime l’emploi. Cette contradiction n’est plus acceptable.
Nos exigences syndicales ! Les représentants des travailleurs exigent :
• L’arrêt immédiat de toute nouvelle délocalisation tant que les plans en cours ne sont pas clôturés et évalués;
• Une prise en compte réelle de l’impact sur la sous-traitance et l’emploi indirect;
• Le maintien des compétences clés, notamment informatiques, en Europe;
• Une véritable stratégie industrielle européenne, respectueuse de l’emploi et des travailleurs.
Les travailleurs européens d’ArcelorMittal ne sont pas un coût à réduire, mais une richesse à défendre. Ils sont le socle de la performance industrielle.
Communiqué du Comité d'Entreprise Européen d'ArcelorMittal du 29 janvier 2026
Sources : CGT ArcelorMittal
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