15ème jour de guerre contre l'Iran...

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Des dizaines de milliers manifestent contre la politique de Méloni et contre la guerre en Iran
Des dizaines de milliers manifestent contre la politique de Méloni et contre la guerre en Iran

Des dizaines de milliers manifestent contre la politique de Méloni et contre la guerre en Iran

 

Des milliers d'Italiens ont protesté à Rome contre la guerre au Moyen-Orient et le silence complice de Meloni

 

Plusieurs milliers de personnes ont participé à une manifestation samedi à Rome contre la réforme judiciaire du gouvernement portées par la dirigeante d’extrême droite, Giorgia Meloni qui sera soumise à référendum le week-end prochain. Cette marche dans la capitale italienne a également permis de dénoncer la position du des autorités italiennes sur la guerre au Moyen-Orient. Les manifestants ont brandi des banderoles proclamant « Non au gouvernement Meloni », « Non à la guerre », ainsi que quelques drapeaux cubains, iraniens et palestiniens. Ils ont également condamné la proximité idéologique et diplomatique de Meloni avec Trump, même si Rome n’est pas directement impliqué dans le conflit. Un petit groupe a mis le feu à des affiches montrant Meloni et Trump ensemble, a constaté un photographe de l’AFP.

 

L'Irak et le Kurdistan secoués par des tirs de missiles et des explosions

 

Les Émirats arabes unis ont affirmé que leur consulat situé dans la région du Kurdistan autonome, dans le nord de l’Irak, avait été visé par un drone. Le gouvernement émirati a « fermement condamné » l’attaque, la seconde cette semaine, qui a blessé « deux agents de sécurité ». De son côté, le gouvernement régional du Kurdistan irakien a également fustigé « un acte terroriste qui menace la souveraineté du territoire kurde et irakien », appelant le gouvernement fédéral de Bagdad à « prendre ses responsabilités » et à faire cesser les activités « de tout groupe armé ou milices qui attaquent les habitants du Kurdistan ou le territoire irakien. »

 

Des explosions ont secoué Bagdad, la capitale irakienne. Une attaque a visé à l’aube l’ambassade états-unienne qui se trouve dans l’ultra-sécurisée zone verte. C’est la deuxième opération contre la représentation diplomatique depuis le 28 février. L’attaque a été revendiquée par la milice chiite Kataeb Hezbollah, soutenu par l’Iran qui a précisé qu’elle avait pris pour cible un système de défense anti-aérienne C-RAM. Dans la nuit, deux tirs de missiles ont visé le groupe armé des Kataeb Hezbollah. Selon l’AFP, deux membres ont été tués dans ce bombardement.

 

L'Iran bombarde des avions US en Arabie Saoudite...

 

L’Iran a bombardé cinq avions ravitailleurs de l’armée de l’air américaine sur la base aérienne du Prince Sultan en Arabie saouditeCette frappe porte à 7 le nombre total d’avions ravitailleurs américains endommagés pendant la guerre, depuis le 28 février y compris les deux appareils qui sont entrés en collision jeudi au-dessus de l’Irak, entraînant la mort de six membres d’équipage après le crash de l’un des deux avions.

 

et des missiles continuent de tomber sur Israël

 

Plusieurs explosions ont retenti samedi à Jérusalem, dues à des tirs de missiles depuis l’Iran selon l’AFP. L’armée « a identifié des missiles tirés depuis l’Iran en direction du territoire de l’État d’Israël », a indiqué un communiqué militaire.

 

Dans le détroit d'Ormuz....

 

Les autorités iraniennes ont menacé de détruire les infrastructures pétrolières liées aux États-Unis après les bombardements qui ont visé l’île de Kharg, plaque tournante pétrolière de l’Iran dans le nord du golfe Persique. Cette région abrite le principal terminal d’exportation de pétrole iranien et revêt une importance cruciale pour son économie. Trump, a déclaré que l’armée américaine avait mené un raid aérien visant des installations militaires. L’opération visait des sites de stockage de missiles et de mines qui servaient à bloquer le détroit d’Ormuz. Aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée affirme l’armée iranienne. Les infrastructures énergétiques appartenant à des entreprises ayant coopéré avec les États-Unis seraient « immédiatement détruites et réduites en cendres » si les installations énergétiques venaient à être attaquées.

 

Escalade des Etats Unis dans sa guerre contre l'Iran. Des milliers de marines et trois navires de guerre états-uniens sont en route vers le Moyen-Orient. L’administration états-unienne a ordonné le déploiement de renforts au Moyen-Orient avec l’envoi de marines et de navires de guerre.  L’USS Tripoli, un porte-hélicoptères basé au Japon ferait partie des navires déployés. Le New York Times précise qu’environ 2 500 marines sont à leur bord. Cette escalade intervient alors que Trump a exhorté d’autres pays à envoyer des navires de guerre pour « sécuriser » le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole. « De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr », a écrit Trump, en disant espérer que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres puissent le faire.

 

Deux navires battant pavillon indien et transportant du gaz de pétrole liquéfié ont franchi le détroit d’Ormuz a annoncé le ministère indien chargé du transport maritime. « Ils ont traversé le détroit d’Ormuz tôt ce matin en toute sécurité et sont en route vers l’Inde », a déclaré Rajesh Kumar Sinha, secrétaire spécial du ministère des Ports, du transport maritime et des Voies navigables, lors d’un point de presse à New Delhi.

 

La barbarie israélienne au Liban...

 

Les autorités libanaises ont annoncé un dernier bilan des victimes depuis le déclenchement de la guerre illégale. 826 personnes ont tué lors des bombardements de l’armée israélienne depuis le 2 mars, selon le gouvernement libanais. 

 

L’armée israélienne a tué 26 personnels médicaux depuis le début de la guerre illégale. Les autorités ont annoncé qu’une attaque israélienne nocturne ayant tué 12 médecins, secouristes et infirmiers travaillant dans un centre de santé à Burj Qalawiya, dans le sud du pays du Cèdre. Un bombardement sur la localité de Sawaneh (sud) a tué deux ambulanciers. Le ministère a également accusé Israël de « cibler » de façon répétée les ambulanciers en intervention.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a affirmé que « des voies diplomatiques étaient possibles » pour arrêter la guerre entre Israël et le mouvement pro-Iran Hezbollah au Liban. S’adressant à la communauté internationale, il a ajouté : « renforcez votre engagement. Soutenez l’État libanais et les forces armées libanaises pour leur assurer les capacités et les ressources nécessaires ».

 

Alors qu’Israël a déjà envahi une partie de la région, le site d’information Axios révèle qu’une « vaste invasion terrestre » de l’armée israélienne serait en préparation. « Il pourrait s’agir de la plus grande invasion terrestre israélienne de son voisin du nord depuis 2006, entraînant le Liban au cœur de l’escalade »L’ampleur de cette opération devrait conduire à une occupation israélienne prolongée du sud du Liban. Depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, Tel-Aviv continue d’occuper illégalement la région et a violé à plusieurs reprises l’accord en bombardant plusieurs villes du pays.

 

« Nous allons faire ce que nous avons fait à Gaza », a affirmé un haut responsable israélien, faisant référence à la destruction totale des bâtiments. L’administration Trump soutient cette opération israélienne de grande envergure, mais insiste pour limiter les dégâts.

 

Le ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, a réagi et dit redouter que Netanyahou, « ne s’engage dans un nouveau génocide sous prétexte de lutter contre le Hezbollah ». Il a exhorté la communauté internationale à « prendre des mesures immédiates ». Hakan Fidan, a également indiqué qu’Ankara discutait avec l’Iran sur les contradictions entre les déclarations officielles et les données concernant les missiles tirés en direction de la Turquie. Les responsables iraniens ont nié toute responsabilité dans ces incidents.

 

Reza Pahlavi rêve....

 

Reza Pahlavi, le fils en exil du dernier dictateur iranien, a déclaré qu’il était prêt à diriger le pays « dès que la République islamique tombera ». Résidant aux États-Unis, il a indiqué qu’il travaillait à sélectionner des personnalités vivant en Iran et à l’étranger pour faire partie d’un « système transitoire ». « Des individus compétents, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, ont été identifiés et évalués pour diriger les différentes composantes du système transitoire », a-t-il précisé. « Le système transitoire, sous ma direction, sera prêt à assumer la gouvernance du pays dès que la République islamique tombera et, dans les plus brefs délais, à instaurer l’ordre, la sécurité, la liberté et les conditions de la prospérité et de l’épanouissement de l’Iran », a-t-il ajouté dans son message. Mais Reza Pahlavi ne jouit d’aucun soutien de poids, à commencer par les États-Unis. « Ils parlent du fils du chah (…) mais lui n’a pas été là-bas (en Iran, NDLR) depuis de très nombreuses années », a récemment déclaré Trump qui a évoqué un scénario à la vénézuélienne. « J’aime l’idée d’une solution interne, parce que cela fonctionne bien, je pense que nous l’avons déjà prouvé jusqu’ici au Venezuela ».

 

Sources : l'Humanité

Publié dans Iran, Israël, Moyen Orient

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