Jour après jour, le risque que la guerre américano-israélienne devienne mondiale est réel. Le monde au bord du précipice !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Explosion à Téhéran

Explosion à Téhéran

 
Six éléments significatifs émergent de ce 5ème jour de guerre des Etats Unis et d'Israël contre l'Iran :
 

1) L’offensive de Washington et de Tel-Aviv « contrevient à la Charte des Nations Unies », confirme une enquête indépendante de l’ONU qui a fermement condamné les bombardements réalisés conjointement par Israël et les États-Unis. « Ces attaques… contreviennent à la Charte des Nations Unies, qui interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État », a rappelé la Mission internationale indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur l’Iran.

 
2) La riposte offensive de l'Iran vise les bases américaines situées dans le golfe Persique et Israël sur lequel une pluie de missiles s'est abattu cette nuit faisant des dégâts considérables et des victimes dont on ne connait pas encore le nombre.
 
 
3) Israël bombarde le Sud Liban et Beyrouth avec l'intention avouée d'occuper une partie du pays. Nous retrouvons l'objectif majeur de l'extrême droite israélienne, constituer le grand Israël du fleuve Litani à l'Egypte.

Le bilan s’aggrave au Liban. Au cours des 24 dernières heures, sept enfants ont été tués et 38 personnes ont été blessés, d’après le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui a cité des chiffres du ministère libanais de la Santé.

Au total, plus de 60 000 Libanais, dont 18 000 enfants, ont été déplacés depuis hier. Ce nombre vient s’ajouter aux milliers de civils qui ont déjà fui leur domicile. La plupart des 300 centres d’accueil présents à travers le pays ont déjà atteint leur capacité maximale. « Aucun enfant ne devrait jamais être tué ni porter toute sa vie les cicatrices physiques et émotionnelles de la violence, a affirmé Marcoluigi Corsi, représentant de l’Unicef au Liban. La violence doit cesser. Les enfants doivent toujours être protégés. »

Par ailleurs l’armée de l’air israélienne affirme avoir largué 5 000 bombes sur l’Iran – lors de son opération militaire illégale : « Les avions de chasse de l’armée de l’air israélienne continuent d’accroître leur supériorité aérienne sur l’ensemble du territoire iranien , en particulier dans la région de Téhéran. » 
 
 
4) La fermeture de détroit d'Ormuz empêche la navigation des pétroliers venant des pays du golfe producteurs de pétrole. Cela a des répercussions économiques avec la montée du prix du baril de pétrole qui aura des incidences sur le coût des importations et des consommations notamment le prix de l'essence.
 
 
5) Le nombre de morts du au conflit commence à s'alourdir. Il était de plus de 1100 ce matin pour l'Iran, de plus de 50 pour Israël, d'une centaine pour le Liban, de 6 pour les américains et de 9 dans les autres pays du golfe. Le nombre total de blessés était déjà de 6200. 
 
 
6) Dans un aveu stupéfiant provoquant l'indignation aux USA, le sénateur Marco Rubio a déclaré qu'Israël avait « forcé » Trump à entrer en guerre à grande échelle avec l'Iran, qualifiant cet acte comme « la pire chose possible ».
 
Cela paraît logique. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a reconnu que la guerre illégale lancée samedi conjointement avec les États-Unis contre l’Iran était initialement prévue à l’été 2026. Ainsi, s’écroule le principal argument brandi par Tel-Aviv, celui d’une menace imminente de l'Iran. 
 
 
Rubio provoque une fracture politique interne alimentée par, le vice-président Vance qui pousse Trump vers une guerre totale. Les propos de Rubio mettent en évidence une grave division au sein du gouvernement américain, alors que la campagne militaire atteint un seuil nucléaire terrifiant. L'AIEA signale une perte totale de contact avec les autorités nucléaires de Téhéran
 
 
La stabilité régionale de l'équipe guerrière américano-israélienne est encore plus menacée par les informations de Tucker Carlson selon lesquelles l'Arabie saoudite et le Qatar ont arrêté des agents du Mossad pour avoir prétendument planifié des attentats à la bombe.
 
 
Alors que le scepticisme du public atteint son paroxysme – 80 % des Américains pensant que la guerre est une diversion par rapport aux dossiers Epsteinles aveux de Rubio alimentent une résistance intérieure accrue.
 
 
Pendant ce temps, des puissances mondiales comme la France augmentent leurs stocks nucléaires et la Corée du Nord promet des missiles avancés pour soutenir Téhéran, signalant que le « pire scénario possible » pourrait encore s'aggraver. Après la Norvège, le Pakistan, la Corée du Nord, la Russie, la Chine, c'est l'Espagne qui a condamné l'agression Israélo-américaine contre l'Iran.
 
 
La Maison Blanche est désormais confrontée à une triple crise : une guerre sur plusieurs fronts qui s'étend au Moyen-Orient, un isolement qui s'élargit au plan international et un consensus politique qui s'effondre en interne aux USA !
 
 
La coalition de gauche Sumar, créée par la vice-présidente espagnole Yolanda Díaz, a dit espérer que la position de l’Espagne sur la guerre illégale lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran serve à « inciter d’autres dirigeants européens à agir. » « Parce que nous continuons à défendre un ordre fondé sur le droit international, parce que nous connaissons notre histoire, parce que nous faisons partie d’un mouvement qui s’est transmis de génération en génération, depuis la lutte contre l’OTAN, contre le service militaire obligatoire, contre la guerre en Irak, contre l’invasion de l’Ukraine et contre le génocide du peuple palestinien, nous soutenons (…) la mobilisation sociale dans toute l’Europe pour mettre fin à cette guerre », a conclu Sumar
 

La déconfiture de l’Europe ne connait aucunes limites. Après s’être alignés aux côtés des Etats-Unis et d’Israël dans leur guerre illégale contre l’Iran, plusieurs dirigeants européens ont affiché leur solidarité envers l’Espagne et son 1er ministre socialiste Pedro Sanchez, l’une des seules voix sur le continent à s’opposer frontalement à cette escalade guerrière. L’Union européenne (UE) a rappelé à Washington qu’une attaque commerciale dirigée contre un État membre revenait de fait à l’infliger aux Vingt-Sept. Réaction faite aux menaces proférées la veille par Trump – et adoubées de manière consternante par le chancelier allemand, Merz – contre Madrid pour son absence de docilité.

 

L’Espagne a condamné une opération contraire au droit international et a interdit aux soldats états-uniens l’accès à ses bases militaires pour frapper Téhéran. Olof Gill, porte-parole de l’organe exécutif de l’UE, a exprimé la « pleine solidarité » de l’institution avec l’ensemble des États membres, ajoutant qu’elle « serait prête à agir si nécessaire pour protéger les intérêts de l’UE ».

 
La Turquie prévient qu’elle pourrait répondre militairement à l’Iran après avoir intercepté un missile iranien sur son sol. « Toutes les mesures nécessaires seront prises pour défendre notre territoire et notre espace aérien avec fermeté et sans hésitation, a affirmé le ministère turc de la Défense. Nous rappelons à toutes les parties que nous nous réservons le droit de riposter à toute action hostile contre notre pays. »
 
 
Sources : l'Humanité et divers médias
 
 

Publié dans Iran, Israël, Amérique du Nord

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