Malgré 7 jours de bombardements intenses, c'est l'impasse et l'isolement pour Trump et Netanyahou !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Malgré 7 jours de bombardements intenses, c'est l'impasse et l'isolement pour Trump et Netanyahou !
 
 
Des Etats Unis critiqués et contestés ! Chaque jour qui passe voit se lever des critiques et des contestations de la politique guerrière des Etats Unis et d'Israël. L'Espagne a enchanté le monde par sa détermination à résister aux tentatives hégémoniques de Trump, la Chine, la Russie vont dans le même sens. Cesser la guerre au plus vite, respecter le droit international et faire le choix de la diplomatie et de la négociation politique.
 
 
De nouvelles voix critiques se sont élevées ces dernières heures devant les déclarations de Trump qui pense que la guerre durera longtemps et qu'il y sera mis un terme par "la capitulation totale de l'Iran" ! Ces critiques viennent des Etats Unis en interne, du Brésil et surtout des Emirats Arabes Unis.
 
 
Aux Etats Unis
 

L'écrivain américain Stephen King

 
Alors que les bombardements américains et israéliens sur l'Iran se poursuivre avec des milliers de victimes, l'écrivain Stephen King a publié un message qui est rapidement devenu viral.  Il citait l'Article I, Section 8 de la Constitution des États-Unis, qui attribue au Congrès, et non au Président, le pouvoir exclusif de déclarer la guerre, de lever des armées et de financer l'armée. Il a conclu son message par trois mots : "Impeach the SOB" ("Empêchez ce salaud").
 
 
Ce message reflète un débat croissant sur la légitimité de l'action militaire de Trump, en particulier la question de savoir si le président avait ou non le pouvoir constitutionnel de lancer des frappes sans l'approbation du Congrès. L'opération a été menée sans déclaration formelle de guerre, et la Maison Blanche n'a informé les hauts responsables du Congrès que peu avant le début des bombardements. Les critiques, y compris des membres du Congrès des deux partis, considèrent que ces bombardements étaient anticonstitutionnelles.  La question de savoir qui détient l'autorité pour commencer une guerre reste un sujet de division intense aux États-Unis. Sources : US Constitution ("Article I, Section 8")
 
 
Critique de Trump venant des Emirat Arabes Unis
 
 

Khalaf Ahmad Al Habtoor

 
Khalaf Ahmad Al Habtoor, milliardaires, diplomate, personnalité reconnue et écoutée des Etats du golfe persique a fait une lettre critique à Donald Trump, que nous portons à votre connaissance :
 
 
"Qui vous a donné l'autorité pour entraîner notre région dans une guerre avec l'Iran ? Et sur quoi s'est-il basé pour prendre cette décision dangereuse ? Avez-vous calculé les dommages collatéraux avant d'appuyer sur la détente ? Et avez-vous considéré que les premiers à subir cette escalade seront les pays de la région eux-mêmes ?
 
Les peuples de cette région ont aussi le droit de se demander si cette décision était-elle la leur seule ? Ou est-ce le résultat des pressions de Netanyahu ?
 
Dieu merci, nous sommes forts et capables de nous défendre, et nous avons des armées et des défenses qui protègent nos patrie. Mais la question demeure : qui leur a donné la permission de transformer notre région en champ de bataille ?
 
Parce qu'avant que l'encre de l'initiative « Junte de paix » annoncée au nom de la paix et de la stabilité ne s'assèche, nous nous trouvons face à une escalade militaire qui met en danger toute la région. La majeure partie du financement proposé pour ces initiatives provient des pays du golfe Persique eux-mêmes, qui ont apporté des milliards de dollars pour soutenir la stabilité et le développement.
 
Plus dangereux encore, sa décision menace non seulement les peuples de la région, mais elle touche aussi le peuple américain, à qui il a promis paix et prospérité. Et les voici aujourd'hui, au milieu d'une guerre financée par leur argent et leurs impôts, avec des coûts qui, selon l'Institut d'études politiques (IPS), varient entre 40 et 65 milliards de dollars pour des opérations militaires directes, et pourraient atteindre 210 milliards de dollars.
 
Il a même rompu ses promesses de ne pas s'engager dans la guerre et de se concentrer uniquement sur les États-Unis, en lui donnant la priorité, en commandant des interventions militaires étrangères pendant son deuxième mandat, dont sept pays : la Somalie, l'Irak, le Yémen, le Nigéria, la Syrie, l'Iran et le Venezuela, ainsi que des opérations navales dans les Caraïbes et l'océan Pacifique oriental.
 
Il a mené plus de 658 frappes aériennes étrangères au cours de sa première année de mandat, ce qui équivaut au total des attaques sur l'ensemble du mandat de Biden, et a donc dirigé ses critiques pour avoir impliqué les États-Unis dans des guerres étrangères.
 
Votre Excellence Président, ces chiffres ont gravement affecté vos taux d'approbation parmi les Américains. Ces chiffres disent quelque chose de clair : même à l'intérieur des États-Unis, il y a de plus en plus de préoccupation à être entraînés dans une nouvelle guerre et à exposer la vie des Américains, leur économie et leur avenir à des risques inutiles.
 
Le véritable leadership ne se mesure pas à des décisions de guerre, mais à la sagesse, au respect de son prochain et à l'effort de paix. Et si ces initiatives ont été lancées au nom de la paix, alors aujourd'hui nous avons le droit d'exiger une transparence totale et une responsabilité claire.
 
Khalaf Ahmad Al Habtoor
 
 

 

 
Les Émirats arabes unis ont officiellement interdit aux États-Unis d'utiliser leur espace aérien souverain pour toute opération militaire dirigée contre l'Iran. Cette décision souligne la priorité stratégique des Émirats arabes unis d'éviter d'être entraînés dans un conflit régional direct qui pourrait menacer leur sécurité nationale et leur infrastructure économique.
 
 
En fermant son ciel aux sorties offensives, Abou Dhabi affirme sa neutralité et prend ses distances avec l'« Opération Epic Fury » menée par les États-Unis, qui a connu une augmentation massive des frappes aériennes depuis fin février. Ce changement de politique représente un obstacle logistique important pour le Commandement central américain, qui s'est longtemps appuyé sur des bases régionales pour sa flexibilité tactique.
 
 
Le refus d'accès à l'espace aérien fait suite à des informations selon lesquelles plusieurs pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite et le Koweït, réévaluent également leur coopération en matière de sécurité avec Washington afin de prévenir des représailles intérieures. Des responsables iraniens ont déjà averti que toute nation facilitant des frappes contre leur territoire serait considérée comme une cible militaire légitime
 
 
Historiquement, les Émirats arabes unis ont maintenu un partenariat de sécurité étroit avec les États-Unis tout en conservant des liens commerciaux complexes avec l'Iran. Ces frictions diplomatiques actuelles reflètent une tendance plus large parmi les monarchies du Golfe qui cherchent à privilégier la désescalade régionale plutôt que l'intervention militaire traditionnelle alignée sur l'Occident.
 
 
Alors que la « seconde guerre contre l'Iran » s'intensifie, la communauté internationale observe de près comment ce manque de coopération régionale affectera l'efficacité des groupes aéronavals américains opérant dans le golfe Persique. La position des Émirats arabes unis pourrait encourager d'autres voisins à adopter des politiques similaires de « porte fermée » pour protéger leurs propres frontières.
 
 
Lula da Silva Président du Brésil, contre la guerre faite à l'Iran !
 
 

 

 

 
Le Royaume-Uni ne veut pas s'impliquer !
 
 
Trump a qualifié le Royaume-Uni de « très, très peu coopératif », renouvelant ainsi sa querelle avec ce proche allié au sujet de sa décision de renoncer à sa souveraineté sur les îles Chagos abritant une base militaire conjointe américano-britannique sur l'île de Diego Garcia. « Le Royaume-Uni s'est montré extrêmement peu coopératif concernant cette île qu'il a cédée et pour laquelle il a obtenu un bail de 100 ans, peut-être en lien avec les revendications territoriales des populations autochtones. » 
 
 
Trump a également critiqué les politiques énergétiques et migratoires du Royaume-Uni, accusant ses dirigeants de trop miser sur l'énergie éolienne et de ne pas agir suffisamment pour lutter contre l'immigration. Il avait auparavant exhorté le Royaume-Uni à accélérer la production de pétrole et de gaz en mer du Nord« Ils ont des éoliennes partout qui ruinent le pays, qui défigurent les paysages », a-t-il déclaré. « Ouvrez la mer du Nord ! »
 
 
Pour remettre les choses dans leur contexte : ces derniers jours, Trump a clairement fait savoir qu’il n’était pas satisfait de la réaction de Starmer aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Starmer a en effet annoncé qu'il autoriserait les États-Unis à utiliser des bases britanniques à des fins « défensives spécifiques et limitées » axées sur les sites de lancement et de stockage de missiles iraniens. Il a souligné que le Royaume-Uni ne serait pas directement impliqué dans des opérations offensives contre le régime iranien.
 
 
Solidarité avec le Liban et le peuple libanais
 
 

« Soyez maudits ! » : entre peur et colère, Israël replonge le Liban dans la guerre

 
Le gouvernement d'extrême droite d'Israël poursuit son objectif majeur : imposer au Moyen Orient "Le grand Israël", du Nil au fleuve Litani au coeur du Liban. Il a donc décidé de se saisir de l'opportunité de sa guerre contre l'Iran pour envahir le Sud Liban, l'occuper et se l'approprier comme il le fait avec Gaza et la Cisjordanie actuellement colonisés. La résistance libanaise est rude notamment avec le Hezbollah qui malgré son affaiblissement résiste.
 
 
Israël ne recule devant aucune abomination et a décidé de bombarder massivement le Liban, tant sa partie sud que Beyrouth provoquant des morts par centaines et des destructions considérables obligeant plus d'un million de Libanais à l'exode vers le nord ou la Syrie. Israël est en train de faire ce que la Russie a fait en Ukraine il y a 4 ans ! La communauté internationale réagira t-elle ? Sanctionnera t-elle l'état sioniste comme elle l'a fait avec la Russie ou continuera t-elle à faire du "deux poids deux mesures" ?
 
 
La guerre contre l’Iran ne peut en rien justifier cette occupation militaire illégale, illégitime. Certes le Hezbollah est intervenu mais pour défendre le Liban et les Libanais. Ce n'est qu'n mauvais prétexte pour justifier l'offensive terrestre israélienne dans le sud du Liban. L’objectif affiché est clair : repousser les populations au-delà du Litani et installer une zone tampon militarisée, au nord d’Israël.
 
 
Pour y parvenir, un officier israélien a affirmé des propos d'une extrême extrême : "Pour atteindre notre objectif, si nous devons faire au Liban ce que nous avons fait à Gaza, nous le ferons !"
 
 
Cette nouvelle phase de violences s’inscrit dans une continuité. Depuis le cessez-le-feu de 2024, les violations israéliennes ont été régulières et le retour des civils dans les villages frontaliers est resté quasi impossible. Les pays garants de l’accord, comme la France et les États-Unis, n’ont pas agi pour en faire respecter les termes. Ils ont laissé faire se rendant complice des crimes commis par Israël.
 
 
La guerre contre l’Iran sert désormais de toile de fond à tout le reste. Elle donne le sentiment qu’au nom de la confrontation avec Téhéran, presque tout deviendrait possible et acceptable : intensifier les bombardements du Liban, poursuivre le génocide à Gaza, soutenir les crimes des colons en Cisjordanie, tout cela dans le mépris total des populations civiles.
 
 
(A suivre)
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