Super meeting de fin de campagne de la liste Agir Ensemble à Oullins-Pierre-Bénite avec 400 personnes !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Super meeting de fin de campagne de la liste Agir Ensemble à Oullins-Pierre-Bénite avec 400 personnes !

 

Jean Marc Durand pour la commission économique du Parti Communiste Français était présent et a apporté son soutien, sa solidarité et est intervenu sur la questions des finances locales. Nous portons à votre connaissance cette intervention qui peut être utile à tous.

 
 
"Bonsoir à toutes et à tous.
 
 
Je suis heureux d’être avec vous pour apporter le soutien du PCF et de sa commission économique à la liste AGIR ENSEMBLE conduite par Jean-Charles KOHLHAAS.
 
 
Par les temps qui courent, le rassemblement des forces de gauche est un choix lucide et responsable pour qui se fixe pour objectif de gérer nos villes au plus près des intérêts et des sensibilités de leurs habitant.e.s. Et aussi pour qui souhaite combattre la volonté expansionniste d’une droite et d’une extrême-droite décomplexée. Vous en savez d’ailleurs quelque chose dans cette agglomération lyonnaise où les activistes d’extrême-droite, adeptes de la violence comme méthode politique s’illustrent régulièrement même si rien ne peut justifier le lynchage de qui que ce soit.
 
 
Nous entrons dans les tous derniers jours d’une campagne qui je le sais a été, ici, menée tambour battant, avec pugnacité et détermination. Bravo mais surtout, il ne faut rien lâcher jusqu’au bout car on sait que nombre d’électeurs et d’électrices ont tendance à se déterminer dans les tous derniers instants.
 
 
Tous rassemblés sur cette belle liste, vous portez une vraie ambition pour votre ville. C’est pourquoi vous voulez réorienter son développement à partir d’une véritable politique de gauche forte d’engagements sociaux et écologiques répondant aux aspirations d’une population qui en majorité, voit ses conditions de vie se dégrader.
 
 
C’est le sens du programme que la liste «AGIR ENSEMBLE» soumet au scrutin de ce 15 mars. Un programme qui bien évidemment, va nécessiter la mobilisation de financements pour se réaliser. Dire cela n’est pas une clause de style. C’est seulement l’expression du souci de traduire en actes, les engagements pris lors de la campagne. C’est aussi exprimer la volonté de rendre la population active pour dépasser les obstacles budgétaires et financiers auxquels un programme même le mieux construit, peut se heurter au moment de sa réalisation. L’argent est au centre du jeu.
 
 
C’est pourquoi jamais la question du financement des budgets publics, dont celui des collectivités locales n’a été autant au cœur d’une lutte d’intérêts aussi contradictoires entre ceux qui au nom de la lutte contre la dette, veulent assécher le développement du pays en s’en prenant à la sécurité sociale, aux services et projets publics et par conséquent aux collectivités locales qui en sont une des plus importantes incarnations, et ceux qui veulent les maintenir, les soutenir et les développer. Derrière cela, est un enjeu de société !
 
 
Ce qui montre d’ailleurs à quel point les élections municipales sont loin d’être un scrutin mineur coupé des choix de politique nationale et européenne.
 
 
Aujourd’hui l’objectif numéro un assigné aux collectivités locales par la politique budgétaire nationale est de participer au désendettement du pays et non de répondre aux besoins des populations locales. Pourtant, la dette de l’ensemble des collectivités locales et territoriales reste en dessous des 10% du PIB alors que celles-ci assurent 70% des investissements publics hors le militaire. S’agissant des communes on observe même depuis 2015 un encours de leur dette en recul de -10%. Par contre du fait de l’augmentation des taux d’intérêt la charge de leur dette a tendance à s’accroître.
 
 
Mais comment une politique budgétaire même locale, consistant à réduire de partout la voilure, (emplois, missions, services) peut participer à redynamiser son territoire ? C’est au contraire entrer dans le cercle vicieux de la récession qui au final, concoure à faire augmenter la dette.
 
 
D’ailleurs vous qui êtes confrontés à une fusion autoritaire de vos communes d'Oullins et de Pierre-Bénite, vous faites l’amère expérience de ce que je viens de décrire. Car l’objectif premier de la fusion, ce n’est pas le bien-être des populations, le développement de solidarités et de coopérations locales mais bien la recherche d’économies significatives de fonctionnement. C’est-à-dire la disparition de quasiment la moitié du personnel municipal et en cascade, la réduction de l’offre de services public. Avec en arrière-plan l’ambition de changer le mode d’administration des populations. Peu importe donc le sort des gens !
 
 
Car derrière la question des moyens budgétaires est aussi celle de la démocratie locale. Regrouper les communes, construire des agglos gigantesques c’est éloigner les populations des lieux de prises de décisions. C’est accentuer le caractère délégataire de la démocratie à un moment où celle-ci est déjà bien malade, c’est placer la gestion des territoires sous l’emprise d’une technostructure à des années-lumière du développement des capacités humaines. C’est aussi réduire les moyens de prise de décisions des élus locaux dont la capacité à lever l’impôt a été ramenée à peau de chagrin du fait de la quasi disparition de la fiscalité directe locale ; des élus obligés ainsi de gérer des budgets de plus en plus contraints.
 
 
C’est pourquoi, il est urgent de verser au débat cette question du financement, éclairée de certaines propositions visant à rétablir une vraie fiscalité directe locale concernant les entreprises et les particuliers.
 
  • Pour les entreprises il convient de rappeler leur responsabilité sociale et territoriale avec un impôt portant sur leur capital immobilier, matériel et financier. Sachant que le montant de leurs placements financiers représente quelques 16 000 Md€, soumettre cette somme à un prélèvement de 0,1%, représenterait 16 Md€ pour les communes.
 
  • S’agissant de la fiscalité des personnes, rétablir un impôt local direct permettrait de retisser un lien responsable entre les citoyens et leur collectivité, et se substituerait à la TVA que chacun paye y compris les plus modestes. Une TVA qui est venue compenser la suppression de la Taxe d'Habitation et qui en outre fait défaut au budget de l’Etat.

 

Au-delà de la fiscalité, deux autres leviers doivent être actionnés. Celui des banques avec des prêts à taux zéro mais aussi d’un fonds pour les services publics adossé à la BCE directement mobilisable par les collectivités à conditions qu’il finance des investissements utiles aux populations, à la préservation de l’environnement et au développement de l’emploi. Et celui de l’emploi qui, par le biais de la compétence économique transférée aux agglos, constitue un atout majeur pour développer sur les territoires, une vie de qualité, car constituant la base des financements publics et sociaux.

 
 
Voilà succinctement avancées quelques pistes d’actions sur le terrain avec pour boussole une vie harmonieuse entre toutes et tous à Oulins-Pierre-Bénite et dans tout le pays.
 
 
Un levier puissant du vivre ensemble et d’un monde partage, de solidarité et de coopération au moment où la haine et la guerre semblent pouvoir gangréner l’ensemble de la planète.
 
 
Bonne fin de campagne et encore une fois mon total soutien à la liste AGIR ENSEMBLE de JC KOKLHAAS !"
 
 
Jean-Marc Durand
09/03/2026
 
 
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