Grève illimitée dans les cliniques Saint-Roch et Saint-Pierre à Perpignan...
L'activité des cliniques Médipôle Saint-Roch à Cabestany et de Saint-Pierre à Perpignan est fortement perturbée depuis vendredi en raison d'un mouvement de grève illimité qui a démarré le matin à Cabestany et dans la soirée à Perpignan.
Tôt le matin, les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, qui compte 660 salariés, se sont mis en grève. Ils étaient plus de 60% à avoir cessé le travail. Ils protestent contre la suppression d'un intéressement de 1.500 euros par an et par personne, une sorte de prime calculée en fonction des résultats de l'établissement du groupe Elsan. La direction veut supprimer cet intéressement.
Des salaires sont indécents
"Nous ne comprenons pas ce projet, car notre clinique enregistre de très bons résultats, parmi les meilleurs du groupe, explique Kate Level, déléguée syndicale CGT à Médipôle Saint-Roch. De plus, nos conditions de travail sont inacceptables.
Les salariés absents ne sont pas remplacés, il y a de moins en moins de CDD et d'intérimaires. On a du mal à recruter parce que les salaires ne sont pas attrayants. C'est très dur pour les soignants, on nous augmente le nombre de patients. Alors si on nous enlève cet intéressement, le peu d'argent qu'on peut avoir en plus, c'est difficile à accepter."
A l'entrée de la clinique de Cabestany, d'autres témoignages : "Pour certains, ces 1.500 euros annuels sont un treizième mois. Secrétaires, infirmières, aides-soignants, tout le monde est sous tension, avec un salaire indécent."
Certains touchent 1.300 euros par mois "alors qu'on travaille le soir tard, le dimanche ou les jours fériés. Nous retirer l'intéressement est scandaleux, c'est nous prendre pour des m..."
Direction et syndicats doivent se voir lundi...
La direction assure qu'aucune décision n'est prise pour le moment. "L'intéressement de l'année 2025 va être versé en 2026, précise le directeur de Saint-Roch Valéry Folcher. Les discussions concernent l'année prochaine. Nous avions convenu, avec les syndicats, de nous revoir avant le 6 mai. Donc je suis un peu surpris d'avoir reçu ce préavis de grève...."
La direction de Médipôle rencontrera les syndicats lundi midi. En attendant, les urgences sont assurées à la clinique de Cabestany, tout comme la continuité des soins pour les patients. En revanche, les opérations non-urgentes sont déprogrammées ou redirigées vers d'autres établissements.
Ont apprenait vendredi que les salariés de la clinique Saint-Pierre à Perpignan ont décidé de rejoindre le mouvement à 19 heures, pour une durée indéterminée.
A suivre
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