Industrie. Le scandale de la casse de Domo Chimicals St Fons et Valence...
La nouvelle est tombée. Le mince espoir de sauver l’entreprise Polytechnyl faisant partie du groupe Domo Chemicals spécialisée dans les dérivés du pétrole, n’a pas tenu face à la détermination et ainsi à la décision du tribunal des affaires économiques de Lyon (TAE). Etablie sur deux sites à Saint Fons et à Valence, cette entreprise regroupe 550 salariés dont 87 à Valence où est réalisée une fibre textile unique.
La décision est simple. Le TAE acte la reprise de l’entreprise par le fonds d’investissement
américain « Lone Star ». Cela se traduit par le transfert de tous les brevets à ce fonds et la fermeture totale du site de Valence mettant 87 salariés à la rue et le maintien de 72 salariés sur Saint-Fons… Jusqu’à disparition prochaine totale, on connaît la pratique des fonds d’investissement américains.
Trois remarques. Tout d’abord, le carnet de commandes de l’entreprise de Valence était plein. Ensuite un groupe industriel chinois se proposait de reprendre cette entreprise en conservant une majorité de salariés, seulement il demandait un délai au-delà de celui accordé par le TAE de Lyon suite à la mise en redressement judiciaire fin janvier. Enfin le TAE de Lyon semble visiblement plus enclin à liquider les entreprises qu’à les sauver, rappelons-nous Vencorex, surtout sans doute, lorsqu’il s’agit de transmettre notre savoir-faire aux fonds américains.
Cette attitude est purement scandaleuse. Elle relève d’une conception liquidatrice et prédatrice qu’accompagne le pouvoir macronien, aux profits d’intérêts financiers et d’enjeux économiques n’ayant que faire de la préservation du potentiel industriel national c’est-dire du sort de millions de femmes et d’hommes de ce pays.
Raison de plus pour soutenir la proposition de la CGT exposée par S. Binet Secrétaire Générale de la CGT, lors des journées du « Made in France » à propos de la refonte de la composition et du fonctionnement des tribunaux de commerce devenus TAE.
Le PCF de la Drôme exprime sa totale désapprobation d’une telle décision et assure les salariées de Polytechnyl Valence de toute sa solidarité. Il se déclare prêt à les accompagner dans toutes les démarches qu’ils engageront pour assurer leur avenir.
Plus généralement, il est temps de se pencher sérieusement sur le devenir industriel de notre pays. Il faut développer une nouvelle industrialisation dans notre pays à la fois décarbonée, de haute qualification grâce à une articulation à des activités de services et de services public de la recherche, de la formation et de l’innovation, et à la création de conférences locales pour l’emploi assurant une planification stratégique décentralisée des besoins.
Pour le PCF de la Drôme
Jean-Marc Durand
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