Cuba, l'île qui résiste à Trump grâce à sa révolution...

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Cuba, l'île qui résiste à Trump grâce à sa révolution...

 

Trump n'en finit pas d'exercer sa diplomatie de la violence et de la coercition. Cuba l’île communiste, mise en difficulté par 60 ans d’embargo violent et injuste, organisé par les administrations américaines successives est devenue l’une de ses cibles privilégiées.

 

Cuba et son peuple, sont privés de pétrole, de tourisme, de devises. Les pénuries et la misère s'installent peu à peu, poussant la jeunesse cubaine à l’exil. Trump veut étrangler le régime cubain installé depuis la révolution de 1959 pour tenter de le faire chuter. Il accable surtout des Cubains fatigués et pourtant déterminés à résister.

 

Trump ne se soucie pas des cubains et encore moins de leur souveraineté. Il veut les soumettre et les humilier. Cuba est présente à 150 kilomètres de la Floride où il réside avec ses amis milliardaires. C'est pour lui, une provocation idéologique qu’il ne supporte pas. Alors il resserre la pression, agite la menace militaire et rêve d’obtenir l’effondrement de la révolution castriste que ses prédécesseurs n’ont jamais réussi à provoquer. Toutes les tentatives ont échoué lamentablement se heurtant à la résistance farouche des cubains attachés à leur révolution.

 

Cette logique de la loi du plus puissant et du plus riche révèle les failles stratégiques de Trump et de son équipe. Venezuela, Groenland, Cuba, Iran : partout la même violence improvisée, le même culte du rapport de force. Mais à Téhéran comme à Cuba, les régimes tiennent bon, et les résistances lui coûtent cher.

 

Le blocage du détroit d’Ormuz par la flotte militaire américaine a fait flamber les prix de l’énergie, porté l’inflation américaine à 3,8% en avril, et a aggravé l’impopularité présidentielle. Ses alliés européens ont refusé de le soutenir militairement, la Russie profite d’une manne pétrolière inattendue et les pays les plus pauvres subissent de plein fouet la flambée des prix.Trump découvre qu’une superpuissance peut détruire des villes voire des pays, affamer les peuples mais sans parvenir à leur imposer sa volonté.

 

C’est donc très fragilisé qu’il entame sa visite à Pékin, reçu par Xi Jinping, son exact contraire, qui lui est serein, patient, méthodique et solidaire. Dans ce contexte, la Chine apparaît comme un partenaire fiable aux yeux d’une large partie du monde, respectueuse du droit international, se présentant volontiers, selon la formule consacrée, «du bon côté de l’histoire». Xi Jinping mise avant tout sur la stabilité.

 

«La Chine entend travailler avec les Etats-Unis sur un pied d’égalité, dans un esprit de respect et de souci de l’intérêt mutuel, afin de développer la coopération, de gérer les différends et d’apporter plus de stabilité et de certitude dans un monde instable et interdépendant», a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Guo Jiakun.

 

La formule sonne comme un reproche implicite à Trump, qui a fait des Etats-Unis l’un des principaux foyers d’instabilité mondiale. Il croit pouvoir gouverner le monde à coups de canons, de droits de douane et avec l'hégémonie du dollar, il se retrouve à l'heure actuelle piégé. L'usage de la force coûte très cher, est impuissante, et stimule les solidarités notamment du Sud Global, des BRICS+ et le dollar est affaibli, de plus en plus rejeté, monte l'idée d'une monnaie commune mondiale.

 

Tout cela ne rend pas Trump moins dangereux ! Plus que jamais les peuples doivent faire entendre massivement leurs exigences : On veut la paix, pas la guerre ! On veut une monnaie commune, pas le dollar ! On veut la diplomatie et le multilatéralisme, pas la domination des superpuissances !

Publié dans Trump, Cuba, Chine

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