Dumarey Andrézieux-Bouthéon : Plus de 260 emplois menacés, Stop immédiat à la casse industrielle !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Dumarey Andrézieux-Bouthéon : Plus de 260 emplois menacés, Stop immédiat à la casse industrielle !

 

La situation des emplois et de l’entreprise Dumarey à Andrézieux-Bouthéon est aujourd’hui extrêmement préoccupante. Plus de 260 emplois sont directement menacés de disparition, avec une suppression massive envisagée dès septembre 2026, suivie d’une disparition définitive du site d’ici la fin de l’année 2026 pour les quelques emplois restants, mettant en danger des centaines de familles et fragilisant durablement le tissu industriel local.

 

Depuis octobre 2023, date de la vente du site par le groupe ZF au groupe Dumarey, la situation interroge fortement. Aucun développement de chiffre d’affaires, aucun projet industriel crédible et aucun investissement structurant n’ont été engagés, contrairement aux engagements annoncés lors de la cession. La diversification d’activité et la pérennisation du site sont restées sans effet, maintenant une dépendance totale à l’ancien actionnaire ZF.

 

Dans ce contexte, les volumes de production initialement prévus n’ont pas été tenus par ZF, qui aujourd’hui se réorganise pour reprendre une partie de l’activité, traduisant un désengagement progressif. Cette situation la responsabilité partagée entre ZF et Dumarey dans la dégradation de la situation industrielle et sociale du site. De plus ZF est parfaitement conscient de ce que représente le dirigeant du groupe Dumarey et de sa réputation sulfureuse, magnat de l’immobilier, guidé par une logique de rentabilité immédiate à travers des achats d’entreprises, des restructurations brutales, puis cessations d’activité destinées à valoriser les actifs fonciers et maximiser les profits.

 

Cette logique spéculative ne repose sur aucune vision industrielle ni projet de développement pérenne, mais sur une mécanique financière au détriment des salariés, des savoir-faire et des territoires. Tout ceci en bénéficiant de largesses publiques via des aides de l’État, représentant des millions d’euros perçus ces dernières années. 

 

Cette situation s’inscrit dans un phénomène plus large de désindustrialisation accélérée de notre pays, aggravé par l’inaction, voire la passivité, des pouvoirs publics. L’absence de réaction de l’État, notamment de Bercy, face à une telle urgence sociale et industrielle est inacceptable. Nous refusons catégoriquement de nous résigner à cette fatalité.

 

C’est pour cela que les salariés ont décidé de relever la tête. Un mouvement de grève intersyndical uni a été engagé le 5 mai 2026. La CGT salue cette mobilisation légitime et déterminée et appelle à son élargissement. Il est indispensable que le plus grand nombre se mobilise pour défendre les emplois et l’avenir du site. Il n’y a aucune fatalité.

 

Au contraire, de nombreux marchés sont aujourd’hui porteurs et la nécessaire diversification industrielle ouvre de réelles perspectives. D’autres secteurs fonctionnent et se développent, au-delà du seul secteur de l’armement trop souvent présenté comme unique horizon.

 

Par ailleurs, l’argument d’une crise du secteur automobile ne tient pas ici : le site d’Andrézieux-Bouthéon est tourné vers la production pour le poids lourd, un secteur actuellement dynamique, ce qui confirme qu’un avenir industriel est non seulement possible, mais pleinement crédible.

 

Car ce site a un avenir. Il repose sur des compétences reconnues, un savoir-faire réel et un outil de production qui a toute sa place dans une stratégie industrielle ambitieuse. Rien ne justifie sa disparition.

 

C’est pourquoi nous exigeons avec la plus grande fermeté l’arrêt immédiat du projet en cours. Cet arrêt est une condition indispensable pour imposer l’ouverture de véritables discussions entre l’ensemble des parties prenantes, direction, représentants des salariés, pouvoirs publics, afin de construire un projet industriel crédible permettant le maintien de l’activité et la sauvegarde du maximum d’emplois.

 

Des solutions existent. Elles nécessitent une volonté claire, des choix politiques assumés et un engagement réel en faveur de l’industrie.

 

Nous appelons à une mobilisation large, unie et déterminée pour empêcher la disparition des emplois et imposer un véritable avenir industriel au site d’Andrézieux-Bouthéon.

 

A Saint-Étienne, le 06/05/26

 

Déclaration commune de l'UD CGT de la Loire et de la métallurgie CGT de la Loire 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article