L'ONU exige qu'Israël empêche un "génocide" à Gaza
Des Palestiniens déplacés, vivant dans des tentes de fortune après la destruction de leurs maisons lors d'attaques israéliennes, à Gaza, en Palestine, le 17 mai 2026. (ABDALHKEM ABU RIASH / ANADOLU / AFP)
Selon ce rapport, les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituent des "violations flagrantes" du droit international et s'apparentent parfois à des "crimes de guerre et autres atrocités".
Les Nations unies ont exigé, lundi 18 mai, qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans cette région, ainsi qu'en Cisjordanie.
Dans un nouveau rapport, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant dans de nombreux cas à des "crimes de guerre et autres atrocités".
Dans la conclusion de ce rapport, le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d'une ordonnance de 2024 de la Cour internationale de justice lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.
Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, [et prendre] toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l'incitation au génocide".
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme ne s'était pas encore prononcé sur la situation de la bande de Gaza. En septembre 2025, une commission de l'ONU avait accusé les dirigeants israéliens d'avoir "incité à commettre un génocide". Dès mars 2024, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, avait présenté une étude attestant de plusieurs "actes de génocide" dans la bande de Gaza.
Les "violations graves" du Hamas aussi dénoncées
Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël a déclenché une offensive à Gaza jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens pendant et après l'attaque initiale. L'attaque du Hamas a causé la mort de 1 221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.
Dans la bande de Gaza, plus de 72 700 Palestiniens ont été tués durant la campagne militaire de représailles d'Israël, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les statistiques sont jugées fiables par l'ONU.
Sources France Info et ONU
