La loi Yadan est une loi scélérate, le gouvernement français déterminé à imposer le silence !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

La loi Yadan est une loi scélérate, le gouvernement français déterminé à imposer le silence !

 

Lorsque la manipulation grossière que caractérisait le retrait de la proposition de loi Yadan de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, fût dénoncée, on entendit une jolie bordée de quolibets. Les plus modérés nous qualifiant de « pisse vinaigre » pour ne pas saluer la formidable victoire des 700 000 signataires de la pétition refusant cette loi scélérate.

 

Nouveaux ricanements après la publication de l’article qui explique la manœuvre. Celles et ceux qui dénonçaient cette manoeuvre avaient entièrement raison, au regard de la mise en place des mâchoires du piège à cons.

 

Aurore Bergé a été chargée par Lecornu de conduire la procédure permettant de faire advenir l'ignoble loi. Aurore Bergé, ministre chargée de la « lutte contre les discriminations » organise avant le dépôt du « projet Yadan » devant l’assemblée, des « réunions préparatoires ». Auxquelles les groupes parlementaires de l’Assemblée sont invités. LFI encore occupée à savourer le retrait de la « proposition » a été prise au dépourvu. Ce que démontrent ses hésitations tactiques puisqu’elle a d’abord refusé avant de se raviser. 

 

Comme il fallait s'y attendre, les groupes LFI et PCF se sont mobilisés contre ce projet scélérat, tout comme la CGT au plan syndical. Quant au Parti socialiste, dont le représentant François Hollande avait signé la proposition de loi, et ayant évidemment été informé du retrait, il avait annoncé avant qu’elle soit annoncée, qu’il ne voterait pas le texte ! Il est plus que probable qu’il votera bien le projet du gouvernement qu’il soutient. On connaît bien ses habitudes, où la trahison est une seconde nature.

 

Rappelons brièvement ce qu’est la loi Yadan, c’est-à-dire la mise en place d’un outil de répression de la liberté d’expression visant à interdire la critique de l’État d’Israël. Contester cette qualification est simplement indigne. L’arsenal juridique français dispose de tous les outils permettant de lutter contre l’antisémitisme. Il s’agit avec cette opération de verrouiller encore un peu plus le soutien de l’État français aux horreurs commises en Palestine. Tout le reste est du bavardage.

 

Ce qui est en train de se préparer, démontre s’il en était besoin, que le retrait de la proposition Yadan était une étape dans un processus défini en amont.

 

Ce texte est d’abord une commande. Du pouvoir israélien par l’intermédiaire d’une de ses représentantes dans notre pays. Benjamin Nétanyahou a besoin du soutien occidental pour la mise en œuvre de son génocide. Celui-ci est assumé, revendiqué et surtout montré. Ce qui en ces temps de globalisation provoque aversion et colère contre Israël. Que le gouvernement français est prié de réprimer.

 

Le CRIF, outil soi-disant communautaire a confirmé cette commande. Le premier ministre de la République française, s’est précipité au coup de sifflet bref et, au garde-à-vous, a confirmé qu’il allait s’exécuter. La proposition de loi d’initiative parlementaire, a donc été retirée de l’ordre du jour de l’Assemblée. Pour être remplacée par un projet de loi d’initiative gouvernementale. Les ordres sont les ordres.

 

Comme rapporteur, on a choisi Aurore Bergé le pire des ministres engagés dans le service d’un État étranger. Celle-ci a commencé par recevoir les représentants français des commanditaires, à savoir les « associations » que sont le CRIF (déjà qualifié) et la LICRA (qui fait le même boulot). Les représentants du peuple avec les groupes parlementaires, seront reçus après. Un agenda, qui montre bien qu’en mode Knesset 2.0, l’Assemblée est considérée par la ministre comme un prestataire.

 

Une fois la loi adoptée, elle sera déférée au Conseil constitutionnel. Qui censurera quelques dispositions marginales. Macron la promulguera, Darmanin publiera immédiatement une sévère circulaire d’application, et les parquets se précipiteront pour poursuivre quiconque oserait émettre des réserves concernant Nétanyahou, Ben Gvir ou Smotrich, qui donnent quotidiennement au monde le spectacle de ce qu’est devenue la vérité d’Israël.

 

La France restera ainsi, en disputant peut-être le titre à l’Allemagne, le pire pays en matière de soutien aux horreurs commises en Palestine.  Jusqu’à quand ?

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