Pékin hausse le ton pour Cuba : Washington découvre que la Chine ne laissera plus faire !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

VCG - Pékin, Chine, 21 mai 2026

VCG - Pékin, Chine, 21 mai 2026

 
 
La Chine vient d’exprimer un soutien ferme à Cuba dans la défense de sa souveraineté, de sa dignité nationale et contre les ingérences extérieures. Ce n’est pas une simple formule diplomatique. C’est une prise de position nette, au moment où Washington inculpe Raúl Castro, renforce sa pression judiciaire contre La Havane et laisse entrer le groupe aéronaval du USS Nimitz dans les Caraïbes.
 
 
Le message de Pékin est direct : les États-Unis doivent cesser d’utiliser les sanctions, les procédures judiciaires et les menaces de force comme instruments de pression contre Cuba. Autrement dit, la Chine ne traite plus ce dossier comme une affaire locale entre Washington et La Havane. Elle le place dans le cadre plus large de la souveraineté des États, du refus de la coercition et du basculement multipolaire.
 
 
Le calendrier est essentiel. Le 20 mai, à Pékin, la Chine et la Russie ont posé les bases politiques d’un monde multipolaire et d’un nouveau type de relations internationales. Le lendemain, Pékin répond à Washington sur Cuba avec une fermeté qui dit beaucoup : le temps où les États-Unis pouvaient snober la Chine, isoler Cuba et imposer leur récit sans contrepoids est terminé.
 
 
Ce qui est confirmé
 
 
Selon CGTN, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré que la Chine soutenait fermement Cuba dans la sauvegarde de sa souveraineté, de sa dignité nationale et dans son opposition aux ingérences extérieures. La déclaration répond directement à l’inculpation américaine visant Raúl Castro, ancien président cubain et figure historique de la Révolution cubaine.
 
 
Guo Jiakun a aussi rappelé que la Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui n’ont aucune base dans le droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies.
 
 
Reuters rapporte de son côté que Pékin accuse Washington d’abuser des moyens judiciaires et demande aux États-Unis de cesser d’utiliser les sanctions et l’appareil judiciaire comme outils d’oppression contre Cuba.
 
 
Ce que Pékin dit à Washington
 
 
La Chine ne demande pas gentiment à Washington de "faire preuve de retenue". Elle dit beaucoup plus clairement que les États-Unis utilisent leur système judiciaire et leurs sanctions comme des armes politiques. C’est un changement de ton important, parce que Pékin ne se contente plus d’un rappel abstrait au droit international. Pékin désigne la méthode américaine : pression, sanctions, menace, instrumentalisation judiciaire.
 
 
Dans cette affaire, la Chine comprend très bien ce qui se joue. L’inculpation de Raúl Castro n’arrive pas dans le vide. Elle arrive alors que Cuba subit depuis des décennies un blocus qui asphyxie son économie, que Washington renforce sa pression contre l’île, et que le Nimitz entre dans les Caraïbes sous couvert de présence stratégique. Pékin voit la mécanique : criminaliser politiquement, étouffer économiquement, intimider militairement, puis présenter l’ensemble comme une défense de la liberté.
 
 
Le signal Chine-Russie
 
 
La déclaration chinoise prend une autre dimension parce qu’elle arrive juste après la séquence de Pékin entre Xi Jinping et Vladimir Poutine. Le 20 mai, la Chine et la Russie ont signé une déclaration sur l’établissement d’un monde multipolaire et d’un nouveau type de relations internationales. Ce n’est pas un décor diplomatique. C’est le cadre politique dans lequel il faut lire la réaction de Pékin sur Cuba.
 
 
Quand la Chine défend Cuba aujourd’hui, elle ne défend pas seulement un allié historique du Sud global. Elle défend un principe : un pays souverain ne doit pas être soumis à la loi du plus fort, aux blocus, aux tribunaux instrumentalisés et aux porte-avions placés devant ses côtes.
 
 
Ce que Pékin dit à Cuba, elle le dit aussi au Venezuela, à l’Iran, à la Russie, à l’Afrique, à l’Asie et à tous les États qui refusent de redevenir des protectorats occidentaux.
 
 
Ce que cela révèle
 
 
Cette séquence révèle que Washington n’est plus seul sur le terrain du récit. Pendant des décennies, les États-Unis pouvaient frapper, sanctionner, accuser, blesser une économie entière, puis imposer leur version comme si personne n’avait le poids nécessaire pour répondre. Ce temps-là se termine.
 
 
La Chine n’est plus un acteur que l’on snobe en attendant qu’il proteste poliment. C’est une puissance centrale du monde multipolaire, capable de soutenir Cuba politiquement, de dénoncer les sanctions unilatérales, de refuser l’ingérence américaine et de replacer la crise cubaine dans le grand affrontement entre souveraineté des États et domination impériale.
 
 
Washington regarde Cuba comme une île à corriger. Pékin regarde Cuba comme un État souverain à respecter. C’est toute la différence entre l’ancien ordre américain et le monde qui se construit sous nos yeux.
 
Sources : CGTN / Xinhua / Reuters / Global Times / Anadolu Agency - 20 et 21 mai 2026.

Publié dans Cuba, Trump, Chine

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