Stellantis annonce la casse industrielle et des emplois ! Mobilisation !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Stellantis annonce la casse industrielle et des emplois ! Mobilisation !

 

Stellantis (PSA Peugeot Citroen) annonce une nouvelle vague de fermeture d’usines et de casse des emplois.

 

Le coup de massue est tombé. Stellantis, le géant automobile né de la fusion entre PSA (Peugeot, Citroën) et Fiat Chrysler, vient d'annoncer un plan de réduction drastique de ses capacités de production en Europe : plus de 800 000 véhicules en moins par an, soit l’équivalent de la fermeture d’une usine sur cinq sur le continent.

 

La nouvelle a provoqué une chute libre de l’action (-6 % en une journée), forçant même la suspension de sa cotation en Bourse. Mais au-delà des chiffres boursiers, c’est toute une filière industrielle qui tremble, et avec elle, des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects

 

Cette décision s’inscrit dans une logique implacable : délocaliser la production vers des pays à bas coûts (Maroc, Turquie, Amérique latine) en s’appuyant sur les traité de libre échange poussés et installés par l’Union Européenne. Et accélérer la transition vers l’électrique, mais sans garantie que les emplois suivront. « C’est un séisme pour l’industrie française et européenne. On ne parle pas d’un simple ajustement, mais d’un démantèlement organisé », s’alarme Xavier Mathiex, secrétaire national de la CGT Métallurgie.

 

Et ce n’est qu’un début. Selon les syndicalistes et les experts, ce plan Stellantis pourrait n’être que la première salve d’une vague de désindustrialisation sans précédent, avec des répercussions en cascade sur les sous-traitants, les équipementiers et les territoires.

 

Cette nouvelle vague de désindustrialisation, de fermetures d’usines qui suivent les annonces des fermetures de la Française de mécanique (production des moteurs), de Poissy (assemblage de voitures) est le fruit de décennies d'une gestion au service du capital et de la recherche de la rentabilité financière maximale. C'est ce dogme qui détruit les emplois et le produire en France, pour la suraccumulation du capital et l'enrichissement des actionnaires.

 

Quelles usines seraient concernées ? Les rumeurs évoquent :

 

  • France : Mulhouse (Peugeot 308, 3008) et Poissy (Citroën C4, Opel Mokka).
  • Allemagne : Rüsselsheim (Opel).
  • Italie : Melfi (Fiat 500, Jeep Renegade).
  • Espagne : Saragosse (Opel Corsa).

 

« Si Mulhouse ferme, ce sera un coup de massue pour toute l’Alsace. Des milliers d’emplois indirects disparaîtront », s’inquiète Thierry Weber, maire (LR) de Kingersheim, commune voisine de l’usine. 

 

Chaque emploi chez Stellantis en génère 3 à 4 chez les sous-traitants (Faurecia, Valeo, Bosch, Michelin…). « Si Stellantis ferme une usine, c’est 10 000 à 15 000 emplois en danger dans toute la filière », estime Luc Chatel, président de la Plateforme Automobile (PFA). Exemple : L’usine PSA de Mulhouse emploie 5 000 personnes. 20 000 autres travaillent pour des sous-traitants dans un rayon de 50 km.

 

La production automobile européenne pourrait chuter sous les 5 millions de véhicules/an (contre 15 millions en 2000). Les emplois dans le secteur pourraient tomber sous les 500 000 (contre 2,3 millions en 2000). L’Europe deviendrait un simple marché d’importation pour les voitures chinoises et américaines.

 

Dans les années 1970-1980, la sidérurgie française a été démantelée (fermeture des hauts fourneaux de Lorraine, de Denain, de Longwy). 200 000 emplois perdus. Aujourd’hui, la France importe 80 % de son acier.

 

« L’automobile, c’est la sidérurgie des années 2020. Si on ne réagit pas, on va revivre la même tragédie », compare Xavier Mathiex (CGT). Certes. Il y a donc urgence à une action de la CGT, mettant en cause les vraies raisons de l’effondrement industriel : la suraccumulation du capital et la recherche du taux de profit maximal. 
 

Tous mobilisés le Mardi 16 juin à 12h devant le siège de Stellantis 

 

Pour défendre nos emplois, défendre nos usines, défendre nos savoir-faire, défendre notre proposition de loi donneurs d’ordres/ sous-traitants, stopper la casse industrielle, imposer des contreparties aux aides publiques, défendre une véritable politique industrielle et sociale !

 

Sources : CGT - FTM CGT 

Publié dans Industries, Luttes sociales

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