Moyen Orient aucune paix durable ne sera possible tant que le peuple Palestinien ne pourra exercer son droit à l'autodétermination !
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Évidemment, on peut toujours dauber sur les zigs et zags diplomatiques de Donald Trump, ses coups de menton dans le vide et ses velléités géopolitiques musculeuses qui finissent en flop. Ainsi, le cessez-le-feu de soixante jours entre Washington et Téhéran a expiré lundi sans que le Moyen-Orient vibre plus ou moins que la veille.
Donald Trump demeure empêtré dans une guerre illégale dont il est le seul responsable et le seul à se proclamer vainqueur, mais il ne trompe néanmoins plus grand monde : la puissance qu’il dirige est plongée dans l’échec jusqu’au cou. L’ampleur du revers est proportionnellement inverse à la parade à laquelle il aspirait. Elle ouvre un nouveau cycle dans l’histoire du Moyen-Orient. Un certain nombre de pays ont saisi ces derniers mois à quel point le supposé parapluie américain s’avérait perméable et des alliés historiques de Washington dans la région prennent leurs dispositions.
À titre d’exemple, l’Arabie saoudite a noué avec la Turquie, membre de l’Otan, et le Pakistan, puissance nucléaire, un inattendu pacte de défense collective. Celui-ci ne doit pas forcément être lu comme un acte de défiance envers les États-Unis, mais comme un geste illustratif d’une nouvelle dynamique : le multialignement, vieille méthode théorisée par l’actuel ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, est devenu une constante des relations internationales. Or, dans sa tentative de réassurance d’autorité, Trump exige de l’alignement. Cette « binarité » à la George W. Bush (« Vous êtes avec nous ou contre nous ») conduit à un décalage grandissant entre la marche du monde et l’attitude de la principale puissance qui prétend la dicter. On pourrait ne pas le regretter si Trump ne persistait dans l’erreur, plongeant une région déjà instable dans un chaos permanent.
Les États-Unis paient aussi et surtout un soutien inconditionnel à Netanyahou, que Joe Biden avait confirmé après le 7-Octobre et que Trump a renforcé. L’échec de la guerre en Iran rappelle cette vérité première : le Moyen-Orient ne sera jamais en paix tant que le peuple palestinien ne pourra exercer son droit à l’autodétermination. L’allié israélien, dont le rôle a manifestement été déterminant pour convaincre Trump de se lancer dans cette aventure, est aussi le responsable de l’autre impasse majeure dans laquelle s’est empêtré Trump : le dossier palestinien. |
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Christophe Deroubaix |
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