Nouveaux appels à la mobilisation dans les lycées et les facs malgré le lock-out orchestré par le gouvernement
La mobilisation de la jeunesse a gagné de l’ampleur avec « 1 027 établissements », sur environ 3 700 lycées en France, qui « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages », selon les chiffres du ministère. Devant cet élargissement et avec ce vendredi, l'entrée en lutte des facultés, le gouvernement perd son sang froid et organise un lock-out avec la fermeture autoritaire de 400 établissements et l'interdiction de manifester à leurs abords. Jeunes ou travailleurs, ce gouvernement de la "macronie" ne veut connaître ni le dialogue ni la négociation, il ne connaît que la répression et le chantage ! Cela promet une rencontre houleuse entre le président de l’Union syndicale lycéenne, Ryad Rani, et la porte-parole de l’Union étudiante, Sabrine Kharbach, qui doivent être reçus vendredi par le ministre de l’éducation nationale.
Les lycéens et les étudiants sont de nouveau appelés à se mobiliser ce vendredi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Le ministère de l’Intérieur a ainsi annoncé l’interdiction de manifester autour des 400 établissements annoncés fermés en raison du lock-out orchestré par le gouvernement via des cours en distanciel soumis à des contrôles d’assiduité.
L’exécutif tente par tous les moyens, en particulier une violente répression policière, d’étouffer dans l’œuf le mouvement qui a encore pris de l’ampleur jeudi. Après les 338 établissements mobilisés mardi, les 356 mercredi, ce sont « 1 027 établissements », sur environ 3 700 lycées en France, qui « ont été concernés par le mouvement lycéen.
Parti d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Et aussi l’enseignement supérieur avec une quarantaine de sites concernés jeudi à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre… L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne ont appelé à converger et à une journée de manifestations communes le mardi 6 octobre.
Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Le ministre Laurent Nuñez dénonce en boucle « une violence débridée » et avance le chiffre de 300 policiers et gendarmes blessés tandis que les cas documentés de violences contre les élèves se multiplient avec déjà 3 enquêtes ouvertes par l’IGPN et la saisie du Défenseur des droits. 65 personnels de l’Éducation nationale et 170 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, a également recensé le ministère.
Les seules autres réponses apportées pour l’heure oscillent entre pseudo-concertation et le retrait d’une mesure annoncée seulement quelques heures plus tôt. Les frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires prévus dans le budget 2027 présentés jeudi matin et dont la suppression a été annoncée au 20 heures par le ministre de l’Éducation.
Surcharges des classes, profs non remplacés, établissements dégradés… autant de revendications que les élèves devraient remettre sur la table ce vendredi.
Nous vous joignons ci-dessous une lettre des élèves du Lycée Chabrières à Oullins qui précisent leurs revendications et les raisons de leur combat. Ils et elles ont tout le soutien des communistes !
/image%2F1385629%2F20261002%2Fob_e67f59_lettre.jpg)
/image%2F1385629%2F20261002%2Fob_604dc9_images-du-1-10.jpeg)
/image%2F1385629%2F20261002%2Fob_d89269_1-10.jpg)