Les demandent des salariés de la culture n'ont pas été satisfaites ! La lutte continue !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Théâtre de l'Odéon, mars 2021

Théâtre de l'Odéon, mars 2021

Stéphane Braunschweig, directeur de l’Odéon-théâtre de l’Europe, Serge Dorny, directeur de l’Opéra national de Lyon, Macha Makeïeff, directrice de La Criée Théâtre national de Marseille et Muriel Mayette-Holtz, directrice du Théâtre national de Nice ont publié cette semaine une tribune dans laquelle ils appellent à lever les occupations des lieux de culture (Théâtre, opéras etc) pour permettre la reprise des activités le 19 mai. Voir : https://www.theatre-odeon.eu/appel_lever_occupations

Mais les luttes engagées dans ce secteur portent des exigences sociales qui vont bien au-delà de la culture. L’opéra de Lyon, où les revendications sont justes et ambitieuses (droits sociaux, précarité, pauvreté, libertés fondamentales, lutte contre les discriminations etc), le démontre.

Par ailleurs, jamais le personnel en lutte n'a bloqué les activités de l’Opéra, bien au contraire, depuis le début ils demandent le dialogue social et malgré une direction sourde, ils font ce qu'il faut pour que l'occupation se passe dans le respect du lieu et des personnes qui y travaillent. Le mépris a été la seule réponse reçue, à cet esprit de responsabilité.

Les revendications des personnels et artistes ne sont toujours pas satisfaites : la réponse faite aux intermittents du spectacle n'est pas à la hauteur. La fin des droits au chômage est beaucoup trop proche de la crise. Des situations socialement dramatiques vont vite voir le jour, et le niveau des aides à l’emploi est beaucoup trop faible. Rien n’a été proposé pour les autres travailleurs en emploi discontinu ou saisonnier, alors que la réforme de l’assurance chômage va restreindre encore plus leurs droits.

Les personnels demandent que le dialogue social reprenne au plus vite, en ce sens c'est de la responsabilité première de Mme Bachelot, ministre de la culture et des directions.

Les communistes leur apportent tout leur soutien quelles que soient les formes de leur lutte. Les centres dramatiques nationaux, les opéras ne sont pas la propriété de directeurs, ce sont des lieux publics et il est positif que des citoyens s'emparent de ces luttes pour en faire des lieux de la lutte sociale et de la solidarité.